Les travailleurs belges voient l’avenir plus sombre que leurs collègues étrangers

"Les Belges ne se font pas d’illusions. Moins d’un sur trois espère obtenir une augmentation de salaire."

Une prime ou un bonus en 2015 ? Le travailleur belge n’y songe même pas. Par rapport à ses collègues étrangers, celui-ci se montre très pessimiste quant aux probabilités d'une éventuelle relance économique.

Telles sont les observations ressortant du Randstad Workmonitor. Alors qu’une moyenne de six travailleurs internationaux sur dix s’attendent à une amélioration de la situation dans leur pays – une hausse de 9% par rapport à l’année passée – seul un Belge sur trois pense de la sorte.


C’est au Brésil et en Inde que les travailleurs sont les plus optimistes (93%). La Belgique est loin derrière dans le peloton en compagnie de la France, du Luxembourg et du Japon. De telles perspectives expliquent que le Belge se donne peu de chance d’obtenir une prime ou un bonus. Seuls quatre sur dix estiment pouvoir obtenir une rémunération supplémentaire cette année.

Pas de hausse salariale

A l’international, la moitié des travailleurs estiment que la Suède (27%), le Danemark (22%) et la Grèce (21%) sont encore plus pessimistes. Au Mexique, en Chine et en Inde, la confiance est au beau fixe. Même en ce qui concerne leur salaire, les Belges ne se font guère d’illusions. Moins d’un sur trois s’attend à une augmentation.


Lorsqu’il s’agit de l’automatisation éventuelle de son emploi, le Belge est en revanche plus confiant. Seul un travailleur sur cinq craint que sa fonction ne soit automatisée dans les dix prochaines années. Une tendance qui contraste franchement avec ce que pensent les Indiens et les Chinois. Sept sur dix craignent de perdre leur travail en raison de l’automatisation croissante.

Plus attentifs aux talents

Toujours selon le Randstad Workmonitor, il semblerait que le développement des talents disponibles gagne en importance pour les entreprises, de manière à pouvoir à la fois générer une mise à l’emploi suffisante tout en restant 'attractif' sur le marché du travail.


Ceci s’observe déjà dans la pratique : plus de la moitié des travailleurs interrogés disent que leur employeur investit plus de temps et de moyens dans le développement des talents qu’il y a environ dix ans. Sur ce plan, la Belgique se situe dans la moyenne (54%) alors que l’Inde et la Chine se distinguent avec respectivement 86 et 81%.


(EH) (SC) 

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16/03/2015