Les jeunes en décrochage scolaire mal préparés au marché de l’emploi

Seul un étudiant en décrochage scolaire sur trois estime que l’enseignement prépare suffisamment à la vie active. Les personnes plus âgées s’inquiètent également : six sur dix craignent que leurs connaissances soient inappropriées pour poursuivre leur carrière professionnelle à long terme.

2 décembre 2014

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"tant les travailleurs que les employeurs reconnaissent que les jeunes en décrochage scolaire ainsi que les seniors ont moins de chances de performer sur le marché de l'emploi".

Les étudiants en décrochage scolaire estiment que leur formation est trop peu adaptée aux attentes des entreprises à l’égard des jeunes travailleurs. Les plus âgés craignent que leur formation et leurs connaissances ne soient plus suffisantes pour rester actifs plus longtemps ou pour décrocher un nouvel emploi.


Telles sont les tendances ressortant de l’étude menée par Tempo-Team auprès de 616 travailleurs et de 160 employeurs. Celle-ci s’intéressait aux relations entre l'enseignement et le marché du travail, mais également entre les formations et les débouchés.

Du pain sur la planche

Pour faire face aux lacunes de l’enseignement et permettre aux travailleurs de rester actifs plus longtemps, la moitié des employeurs et des travailleurs interrogés sont d’avis qu’il faut de plus en plus investir dans la formation et l’accompagnement. Chez les aînés, ce ratio atteint même les 60%. Il y a donc du pain sur la planche : seul un employeur sur trois dit s’être organisé l’an passé pour offrir plus de chances aux seniors.


A peine un tiers des travailleurs pensent que les employeurs offrent suffisamment de chances de se former, alors qu’une bonne moitié de ceux-ci sont convaincus de faire le nécessaire. La moitié des employeurs estiment que les travailleurs devraient davantage prendre eux-mêmes l’initiative de demander plus de formations.

Temps et argent

Un quart des travailleurs sont d’avis que leur employeur investit suffisamment en formation, en coaching, en accompagnement de carrière et en transfert de connaissances dans l’entreprise. Ici aussi, la moitié des employeurs sont du même avis. Selon les deux parties, le manque de temps et d’argent ne permettent pas d'adopter la meilleure approche.


Les travailleurs se font aussi du souci quant à leurs chances de décrocher un autre emploi. Plus de la moitié estiment ne pas être facilement transférables à un nouveau poste.

Beaucoup n’ont pas d’image claire de leur avenir professionnel. Un sur cinq estime que ses chances actuelles ne signifieront plus rien d’ici cinq ans à cause de l’automatisation et de l'omniprésence de la technologie. Seule une minorité (30%) en concluent qu’ils devraient sérieusement retourner à l’école.

Formation continue

"Il ressort du sondage que ce sont surtout les plus âgés qui font preuve de pessimisme quant à leurs perspectives dans le cadre du rallongement de la vie active. Ils luttent de plus en plus face à la complexité accrue et les changements de leur environnement de travail. Rien d’étonnant non plus à ce qu’ils soient fortement demandeurs de formations complémentaires, d’accompagnement de carrière et de coaching", déclare Philippe Melis de Tempo-Team.


Toutes les personnes interrogées partagent un certain intérêt pour les formations. Tant les employeurs (68%) que les collaborateurs (75%) disent que la meilleure garantie pour pouvoir rester actif est d’investir durant toute sa carrière dans l’acquisition de nouvelles compétences, de techniques et de connaissances.

Moins de chances

Selon l’enquête, il semblerait que les étudiants en décrochage scolaire et les seniors soient mal perçus par la communauté des travailleurs et des employeurs. Les chances des plus âgés sur le marché de l’emploi et au sein de l’entreprise sont particulièrement précaires.


L’enquête a demandé tant aux travailleurs moyens qu’aux étudiants quittant l’école ou encore aux seniors d’évaluer une série de critères tels que l'engagement, la loyauté, la formation, les capacités d’adaptation et les efforts fournis. Aussi bien les collaborateurs que les employeurs reconnaissent que les jeunes en décrochage scolaire et surtout les seniors ont nettement moins de chances sur le marché du travail et au sein de l’entreprise, en comparaison avec les autres collaborateurs. Cela les rend particulièrement fragiles quand il s’agit de rester actif plus longtemps ou de trouver du travail.


(EH) (SC) 

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