'La connaissance du néerlandais double les chances de trouver un emploi à Bruxelles'

A Bruxelles, le taux de chômage chez les jeunes est encore élevé mais les prévisions s'avèrent positives. "La capitale compte d'ailleurs la population la plus jeune de Belgique et celle-ci continue de croître chaque année. "Le marché du travail bruxellois regorge de challenges destinés aux jeunes travailleurs", explique Jan Gatz, porte-parole d'Actiris, le service public de l'emploi à Bruxelles.

4 janvier 2018

Partager

Le faible niveau d'éducation des jeunes à Bruxelles est frappant. D'autre part, la demande de travailleurs hautement qualifiés est élevée parce que l'économie bruxelloise se concentre principalement sur les services tertiaires et quaternaires. "Aujourd'hui, environ 80% des emplois à Bruxelles exigent un diplôme. Il apparaît également que, entre 1990 et 2011, le nombre d'emplois proposés aux travailleurs hautement qualifiés à Bruxelles a plus que doublé. En revanche, l'offre destinée aux travailleurs peu qualifiés a diminué de moitié", poursuit John Gatz.

Actiris a décidé de coopérer avec le VDAB. "La zone de l'aéroport est d'ailleurs une priorité. Le siège de Brussels Airport est par exemple un lieu où les demandeurs d'emploi peuvent tenter leur chance. Il existe également des partenariats entre les différentes régions afin de maximiser la mobilité inter-régionale et équilibrer l'offre et la demande", continue John Gatz. "Nous organisons également une série d'initiatives visant à offrir des formations aux jeunes : stages d'intégration, formations spécifiques, actions pour débuter dans la vie active, etc."

La connaissance des langues pose problème

Dans 9 cas sur 10, un poste vacant nécessite la connaissance des langues. John Gatz : "Seul un demandeur d'emploi sur dix prétend avoir une bonne connaissance des deux langues nationales. Des recherches ont montré que la connaissance du néerlandais doublait les chances de trouver du travail à Bruxelles." Il souligne également que la discrimination est l'une des causes du taux de chômage élevé chez les jeunes à Bruxelles. "Les chiffres d'Eurostat montrent que près de 7 Belges sur 10 ont un emploi alors que, pour les immigrants non-européens, seulement 4 personnes 10 travaillent. A ce niveau, la Belgique est le moins bon élève d'Europe après la Suède."

Il y a sans aucun doute des opportunités pour les jeunes sur le marché de l'emploi à Bruxelles. Le grand nombre de professions en pénurie en est la preuve. Il y a par exemple un manque permanent d'enseignants et d'éducateurs au sein de l'enseignement secondaire. Il en est de même pour les professions techniques telles que les ingénieurs industriels, les électromécaniciens, les informaticiens ou encore les métiers relatifs au secteur de la santé", conclut John Gatz.

Chiffres observés en 2016 sur le marché du travail à Bruxelles

  • Bruxelles compte 10.600 jeunes demandeurs d'emploi contre 16.000 en 2010
  • Le taux de chômage chez les jeunes à Bruxelles est de 26,1%, contre 19,6% en Flandre (pourcentage de chômeurs de moins de 25 ans)
  • Le taux de chômage chez les hommes de moins de 25 ans est de 25,7%
  • Le taux de chômage chez les hommes âgés de 25 à 30 ans est de 16,1%
  • Le taux de chômage chez les femmes de moins de 25 ans est de 26,6%
  • Le taux de chômage chez les femmes âgées de 25 à 30 ans est de 18,4%
  • 60% des jeunes Bruxellois n'ont pas de diplôme d'études secondaires
  • 1 poste vacant sur 2 demande explicitement une connaissance des langues

(eh/jy) – Sources : VDAB/Actiris 2016 

Soyez le premier à recevoir nos actus et astuces

Plus de 440.000 utilisateurs recoivent nos astuces

Jobs recommandés

Vous voulez également gagner plus, des collègues plus sympas ou moins d'embouteillage ?

Le job a été sauvegardé

Vous pouvez retrouver vos jobs sauvegardés en bas de cette page, mais également sur la page d'accueil ou dans Mon Jobat.

Pour pouvoir les consulter également sur d'autres appareils, connectez-vous.