L'Urban planner crée des quartiers où il fait bon vivre

"On a vite fait de critiquer de nos jours, c’est pour cette raison que nous impliquons les habitants dès la phase de développement." (Evelien Vanderlinden, Urban Planner chez Matexi)

Urban planner. Le job d’Evelien Vanderlinden chez Matexi est évocateur. Les Urban planners ne construisent pas, ils créent. "Nous rendons les quartiers vivables, en tenant compte des souhaits des habitants."

Evelien Vanderlinden atterrit chez Matexi après ses études en agencement des espaces et de construction des villes. "Depuis plus de 20 ans, Matexi dispose d'un département s’occupant de l’agencement des espaces. L’équipe a fort grandi ces dernières années. Elle compte actuellement 11 personnes. En tant qu'Urban planner, Evelien s’intéresse à la structure des quartiers. "La différence avec un architecte est que celui-ci va se concentrer sur un seul bâtiment et s’attache donc à tous les détails. Alors que, de mon côté, je vais me soucier d’une vue d’ensemble et du rapport des bâtiments entre eux, et ce en créant un quartier facilitant l’interaction des habitants."


Les éléments naturels existants constituent la base du projet. Ceux-ci sont d’abord rassemblés sur un plan. Ensuite, l'Urban planner étudie l’endroit au niveau des habitations, des places et des parking pour réfléchir à leur agencement. Voilà ce dont Evelien s’occupe pour les projets menés par développeur de quartiers Matexi.

Arbres et quais

"Une rangée d’arbres peut être un élément précieux pour donner forme à un quartier. De manière générale, nous impliquons autant de personnes concernées que possible. Auparavant, les autorités étaient notre seul et unique partenaire. Les media sociaux ont apporté du changement. La critique étant très vite faite de nos jours, c’est pour cette raison que nous impliquons les habitants dès la phase de développement. Ce n’est qu’ainsi que nous avons le maximum de chances d’être sur la même longueur d’onde."


"La plupart des projets font l’objet d’une collaboration entre développeurs et autorités locales. Je travaille pour l’instant à la création d’un lotissement à Wommelgem et suis également active sur un projet lancé par un architecte flamand autour de l’habitat collectif à Beveren-Waas. Nous nous occupons du placement des habitations avec un société de logements sociaux."

Priorité au vélo

La mobilité est un thème souvent abordé. Les habitants se posent des questions sur l’impact qu’un nouveau quartier engendrera sur la densité du trafic. "Ils y sont très sensibles. Nous en tenons toujours compte. Par exemple en prévoyant des installation encourageant les habitants à envisager leur quartier comme un lieu où il fait bon se déplacer en vélo ou à pied. C’est ce que nous faisons en implantant des 'voies lentes' aux points stratégiques ou encore des axes de connexion entre le quartier et le centre de la ville ou de la commune", explique Evelien Vanderlinden. "Amener le vélo le plus près possible de la porte d’entrée fait toujours partie de nos lignes directrices lors de la création d’un projet."


(EH) (SC) 

20/05/2015

  • 20 mai 2015