Le travail des intérimaires mieux protégé

Le travail des intérimaires mieux protégé

Depuis le 1er janvier 2011, la législation sur le bien-être au travail des intérimaires est passée à la vitesse supérieure. Explications avec Linda Hendrickx, Health & Safety manager chez Manpower

Que change concrètement le nouvel arrêté royal sur le bien-être au travail des intérimaires ?

L’arrêté royal a pour objectif de renforcer la prévention des risques pour les intérimaires à travers la mise en place d’une «fiche de description de poste de travail» plus précise et plus stricte. Celle-ci sera désormais obligatoire et disposera d’un numéro unique. Elle permettra de déterminer les examens nécessaires lors de la visite médicale. L’employeur ne pourra plus confier de tâches à un intérimaire si ces tâches comprennent d’autres risques que ceux mentionnés sur la fiche de poste de travail, et qui impliquent un examen médical.

Ce n’était pas le cas auparavant ?

Dans l’ancien système, les visites médicales restaient de nature généraliste. Désormais, elles seront organisées de manière beaucoup plus spécifique selon les risques liés à la fonction et au secteur afin de s’assurer que le travailleur intérimaire est bien apte à la fonction qu’on lui propose.

Quels sont les autres changements de cette nouvelle législation ?

L’arrêté royal prévoit, en outre, la création d’une base de données centrale afin de permettre un meilleur suivi du contrôle de la santé des travailleurs intérimaires. Enfin, les agences d’intérim devront payer pour chaque travailleur intérimaire une cotisation forfaitaire au Fond social pour les intérimaires.

Sources : Prévention et interim   

(fr)   

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12/02/2013