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Travailler en périphérie bruxelloise : le néerlandais n'est pas toujours nécessaire pour les métiers techniques

27 mai 2020

"Les entreprises envoient parfois leurs managers suivre des cours de français. Payer des cours de néerlandais à vingt membres d'une équipe est beaucoup plus cher et plus difficile à mettre en place" (Steve Vanhorebeek, conseiller du marché de l’emploi pour le réseau d’entreprises Voka Brabant flamand).

Le travail ne manque pas en périphérie flamande. Les entreprises ont du mal à trouver de bons candidats pour des emplois techniques. Elles sont parfois contraintes d’accepter que leurs nouveaux employés ne parlent pas (encore) le néerlandais.

Le VDAB a noté que 40% de tous les demandeurs d'emploi au chômage dans le district de Halle-Vilvoorde présentaient des lacunes en néerlandais. En comparaison, il n’est question que de 18% pour l'ensemble de la Flandre. "La connaissance des langues est un point sensible pour les candidats à des emplois techniques", explique Steve Vanhorebeek, conseiller du marché de l’emploi pour le réseau d’entreprises Voka Brabant flamand. "Je suis entre-temps devenu plus pragmatique. Le vivier de candidats du Brabant flamand est vide, tout comme il l’est de manière générale en Flandre. Les entreprises ne trouvent pas de personnel". Résultat des courses : si un bon candidat parle peu ou pas le néerlandais, de nombreuses entreprises ne seront pas freinées à l’idée de l’embaucher.

"Néanmoins, la connaissance du néerlandais reste très importante et est un atout de taille sur le marché du travail", explique Hendrik Demuynck, expert du marché de l’emploi pour le VDAB dans le Brabant flamand. "Il s’agit par exemple d’une condition indispensable pour être engagé à l’aéroport. Le nombre de postes vacants pour lesquels aucune connaissance du néerlandais n'est demandée est limité."

Créativité et pratique des langues

Steve Vanhorebeek remarque que, en périphérie, les travailleurs font preuve de créativité en matière de communication sur leur lieu de travail. "Ce fut d’abord le cas à Bruxelles mais, depuis un certain temps, les entreprises de la périphérie recherchent de plus en plus un langage de tous les jours pour dialoguer. Le français et le néerlandais sont les plus souvent utilisés, chacun parle sa langue maternelle et tout le monde se comprend. Cette manière de fonctionner n’est pas encore généralisée à l’ensemble de la périphérie. C'est dommage car cela fonctionne réellement, mais je comprends aussi qu’il s’agisse d’un sujet sensible."

"Il arrive aussi que l’anglais soit la langue de travail, en particulier dans les grandes entreprises. Il fut un temps où la connaissance du néerlandais était nécessaire pour travailler dans la sécurité. Cette langue commune doit-elle encore et toujours être le néerlandais aujourd'hui ? Il existe des équipes entièrement francophones travaillant en périphérie. Les entreprises envoient parfois leurs managers suivre des cours de français. Payer des cours de néerlandais à vingt membres d'une équipe est beaucoup plus cher et plus difficile à mettre en place."

Opportunités pour les Bruxellois

Dans la périphérie au Nord de Bruxelles, les postes vacants pour des emplois techniques sont multiples. L'aéroport y est bien évidemment pour quelque chose et emploie beaucoup de travailleurs. Hendrik Demuynck souligne également l'emploi indirect dans un environnement plus large : Machelen, Vilvoorde et Zaventem. Les exigences linguistiques sont moins strictes. Il voit également beaucoup d'emplois techniques à Halle et dans une moindre mesure dans la région ouest de Dilbeek-Asse. "En raison de la pénurie sur le marché du travail, les opportunités pour les Bruxellois ayant un profil technique sont plus élevées."

werken op de luchthaven

De nombreux postes vacants en périphérie, un taux de chômage élevé à Bruxelles : dans un monde idéal, les demandeurs d'emploi bruxellois combleraient un grand nombre les postes vacants en Flandre. Malheureusement, ce n'est pas si simple. La connaissance du néerlandais peut être un premier problème, bien que celle-ci soit atténuée par la forte demande de main-d'œuvre. Le franchissement de la frontière régionale reste encore un obstacle, même si Hendrik Demuynck constate des améliorations à ce niveau. Steve Vanhorebeek a une autre explication. "Je ne sais pas si les profils techniques spécifiques sont présents à Bruxelles. Peut-être y a-t-il une pénurie telle celle que nous connaissons presque partout en Flandre."

Apprentissage continu

"Nous devons également examiner les personnes qui ne travaillent pas et qui ne sont pas inscrites comme demandeuses d'emploi", explique Steve Vanhorebeek. Hendrik Demuynck demande quant à lui aux entreprises de se concentrer davantage sur l'apprentissage sur le lieu de travail de façon continue. "Cela peut aussi concerner l'apprentissage et la pratique d'une langue." Ils pensent tous les deux que le niveau de langue ne devrait pas être un obstacle pour recruter quelqu'un pour un emploi technique. Le candidat devra toutefois être spécialisé dans certaines compétences techniques. Les formation et le coaching linguistique peuvent toujours être suivis en entreprise. "La formation sur le lieu de travail sera indissociable du recrutement en 2020", conclut Steve Vanhorebeek.

(mvm/eh)


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