4 questions cruciales au sujet des jobs d'étudiant

"Chaque année, nous engageons deux-cent candidats." Vicky Van Vreckem, responsable des étudiants jobistes à la Lotterie Nationale.

Un membre de votre famille est étudiant ou vous souhaitez en recruter un pour votre entreprise ? Avec l'aide d'un spécialiste, nous passons quatre questions en revue au sujet de ce que l'on peut faire et ne pas faire.

1. Qui peut travailler en tant qu'étudiant ?

Vous pouvez travailler comme étudiant lorsque vous êtes diplômé de l'enseignement du premier degré, que vous suivez un enseignement obligatoire à temps plein et que vous avez au moins quinze ans. "Il n'y a pas de limite d'âge. Vous devez toutefois faire attention à ne pas avoir d'autre statut que celui d'étudiant", explique Iris Tolpe, directrice juridique chez Securex.


Chaque contrat étudiant doit être écrit et mentionner la date d'entrée en service de la personne, et ce pour une durée n'excédant pas douze mois. "Les trois premiers jours de travail sont automatiquement considérés comme une période d'essai, bien que celle-ci n'existe plus pour les travailleurs normaux", poursuit Iris Tolpe.

2. En tant qu'étudiant, quand faut-il payer des impôts (ou renoncer aux allocations familiales) ?

Vous ne payez pas d'impôt si votre revenu net imposable est inférieur à 10.141,01 euros. Il s'agit d'un montant brut, valable à partir de l'année 2016, après déduction des cotisations de sécurité sociale. Ce montant est indexé annuellement.


En tant qu'étudiant jobiste, vous perdez vos allocations familiales (ou celles de vos parents) si vous travaillez plus de 240 heures par trimestre. Pour le troisième trimestre, il n'y a pas de limitation si vous poursuivez vos études. Vous perdez également vos allocations si, ayant quitté l'école, vous gagnez plus de 520,08 euros brut par mois.

3. Peut-on faire des heures supplémentaires en tant qu'étudiant ?

Vous pouvez effectuer des heures supplémentaires uniquement s'il y a une raison valable comme par exemple une augmentation soudaine et inattendue de la quantité de travail. En principe, il est interdit aux jeunes âgés de moins de 18 ans de travailler la nuit ou le dimanche. Les restaurants ou offices du tourisme peuvent toutefois déroger à cette règle. "Vous ne pouvez que travailler un dimanche sur deux. Les étudiants jobistes de moins de 18 ans doivent bénéficier d'un jour de congé le lundi qui suit", déclare Katrien Van Esser, directrice juridique et responsable payroll chez Accent Jobs.


Des mesures spécifiques sont envisageables dans certains cas (par exemple des circonstances imprévues) et doivent être signalées à l'inspection sociale. "Mais même en cas d'exception, vous devez obligatoirement être âgé de 18 ans et travailler un dimanche sur deux, sauf si vous disposez d'une autorisation préalable de l'inspection du travail", souligne Katrien Van Esser.

4. Quelle est la différence entre un étudiant jobiste et un étudiant travaillant à 'temps plein' ?

En tant qu'étudiant jobiste, vous pouvez travailler jusqu'à 475 heures par année civile. Un étudiant à 'temps plein' peut en principe travailler autant qu'il veut mais cela peut avoir certaines conséquences. "La perte des allocations familiales en est le principal exemple, et ce si vous travaillez plus de 240 heures par trimestre, sans compter le troisième trimestre", précise Katrien Van Esser. Si vous gagnez trop d'argent (voir question 2), vous devez payer des impôts et n'êtes plus à la charge de vos parents."


Lorsque plus de 475 heures ont été prestées, un étudiant jobiste devient un étudiant travaillant à 'temps plein'. Il s'agit d'un régime différent. En tant qu'étudiant jobiste, vous payez 2,71% de prime de solidarité. Un étudiant travaillant 'à temps plein' verse des cotisations comme un employeur régulier : 13,07% à la sécurité sociale. La taxe sur la masse salariale est également à prendre en compte. Enfin, un étudiant jobiste ne bénéficie pas de congés payés tandis qu'un étudiant travaillant 'à temps plein' reçoit une indemnité de vacances.

En tant qu'étudiant jobiste, restez-vous fiscalement à la charge de vos parents ?

Trois conditions doivent être réunies : l'étudiant doit faire partie de la famille, le salaire perçu par l'étudiant ne peut pas être une charge pour ses parents et le revenu net de l'étudiant ne peut pas dépasser un certain montant.


Concrètement :

  • Si, à partir du 01 janvier 2016, vous êtes considéré comme un membre d'une famille, vous restez fiscalement à charge de vos parents si vos revenus nets de l'année précédente (2015) ne dépassent pas les 3.120 euros net ou les 3.900 euros brut.
  • Si un seul de vos parents s'occupe de vous, vous restez exempté d'impôts si votre revenu net de dépasse pas les 4.500 euros ou les 5.625 euros brut. Ces montants sont indexés chaque année.

Des frais forfaitaires sont soustraits de ces montants bruts pour obtenir le montant net. Pour l'exercice 21015, les 2.600 premiers euros ne sont pas inclus dans le calcul pour savoir si vous restez ou non fiscalement à la charge de vos parents.


 

(eh/jy) – Source : MARK Magazine 

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25/01/2017