En tant qu’agent de police, de quoi devez-vous être capable ?

"Lors des entretiens, j’analyse si la personne sera réellement heureuse au sein de notre équipe" (Christian Van Dam, coordinateur du recrutement pour Bruxelles et le Brabant flamand).

Cela fait dix ans que Christian Van Dam se charge des entretiens avec les candidats voulant travailler pour la police de Bruxelles et du Brabant flamand. Auparavant, il a officié pendant 26 ans en tant que policier sur le terrain. Il a vu défiler des centaines d'inspecteurs de police potentiels. Qu’est-ce qui importe le plus à ses yeux et quel est le taux de réussite parmi les candidats ?

Voulez-vous travailler à la police ? Le processus de sélection se compose de plusieurs étapes. "Tout d'abord, il y a une journée avec des tests cognitifs et sportifs", déclare Christian Van Dam, coordinateur du recrutement pour Bruxelles et le Brabant flamand.

"Vous devez notamment rédiger un rapport après avoir visionné un film. Certains candidats recherchent par exemple principalement de l'action. Observer et faire de bons rapports est primordial pour travailler dans la police", explique Christian Van Dam. "En général, les personnes qui postulent chez nous sont bien informées et ont souvent participé à nos journées d'information. Cependant, il peut arriver que certains candidats abandonnent au cours de la journée car ils remarquent que le poste qu'ils convoitaient n’est pas fait pour eux."

Comité de sélection

Une seconde journée est ensuite prévue avec des évaluations et des tests de personnalité. "Ce jour-là, dix évaluateurs analysent les compétences des candidats. Ces derniers peuvent parfaitement se préparer car ils ont la possibilité de consulter la liste des compétences en ligne sur jobpol.be."

Enfin, une rencontre est prévue avec un comité de sélection. Ce jury est composé de représentants des polices locales et fédérales mais également de membres du département des ressources humaines. Cet entretien dure environ une heure. Quatre compétences, déjà partiellement testées lors de l'évaluation, seront à nouveau analysées. Il s’agit de la motivation, de l'orientation client, de l’adaptation (gestion du stress) et de l'intégrité", conclut Christian Van Dam.

Pour lui, la question la plus utile lors de l'entretien est relativement simple : pourquoi voulez-vous travailler chez nous ? "Souvent, je reçois des réponses se limitant à 'c’est mon rêve depuis tout petit' ou 'parce que j’ai envie d’aider les autres'. Je leur demande alors toujours comment ils envisagent concrètement d’aider les gens", raconte-t-il. "J’essaie surtout de ressentir la motivation. Il s’agit à la fois de la motivation intrinsèque, à savoir ce que vous voulez exactement, que de la motivation extrinsèque comme l'envie d’un emploi qui offre beaucoup de flexibilité."

1400 inspecteurs par an

Au total, la police recrutera 1400 nouveaux inspecteurs cette année. Le taux de réussite pour l'ensemble du processus d'application est d’un peu plus de 15%. Ils sont recrutés et c’est là que tout commence vraiment. "Par conséquent, lors des entretiens, j’analyse si la personne sera réellement heureuse au sein de notre équipe", affirme Christian Van Dam.

"En effet, le recrutement est suivi par une année de formation à l'académie de police et six mois de stage de probation. Il serait dommage que quelqu'un abandonne pendant ou après la formation pour cause de résultats insuffisants. Nous essayons d'éviter ce genre de situations et une moyenne de 95% des candidats réussissent les examens relatifs aux formations."

(eh/jy) – Plus d’informations : www.jobpol.be 

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16/08/2017