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Que fait votre patron contre les maux de dos ?

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La Belgique est le premier pays d'Europe à envisager une législation visant à prévenir les problèmes de dos des travailleurs. Le secteur de la construction est favorable à une telle réglementation, mais souligne avoir déjà pris une série de mesures à ce niveau.

Pierre-Yves Dermagne (PS), le ministre de l’Economie et du Travail, travaille sur un arrêté royal qui placerait les risques de lésions musculaires et dorsales dans les entreprises au même niveau que l'exposition aux substances cancérigènes ou les risques psychosociaux. Par conséquent, les employeurs devraient désormais se préoccuper de la prévention des problèmes au niveau du dos et du cou.

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"Bon nombre d'entreprises et de secteurs s’attardent déjà sur la prévention des problèmes de dos. Des mesures de prévention étendues sont en place dans le secteur de la construction depuis des années", déclare Jean-Pierre Waeytens, cadre supérieur chez Bouwunie. Celui-ci fait référence aux outils disponibles pour soulever des poids lourds, aux innovations telles que les exosquelettes et à l'obligation de porter des poids supérieurs à 25 kilos à l’aide de machines.

"C'est une bonne chose que la législation accorde davantage d'attention aux problèmes de dos. Cette attention existe depuis un certain temps dans le secteur de la construction", précise Jean-Pierre Waeytens. "Aucun employeur ne souhaite que son travailleur soit absent, par exemple à cause de problèmes de dos. De plus, le Fonds de Sécurité d'Existence des Ouvriers de la Construction met de nombreux outils à disposition des employeurs. Ceux-ci concernent notamment l'organisation ergonomique des chantiers et des lieux de travail."

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Première européenne

L'organisme fédéral de consultation des employeurs et des travailleurs, qui a donné un avis positif sur cette loi, affirme que les troubles musculo-squelettiques sont les problèmes de santé liés au travail les plus fréquents. "Un tiers des malades de longue durée, qui n'ont pas travaillé depuis plus d'un an, déclarent en souffrir."

La Belgique devient le premier pays européen à s'attaquer à ce problème par le biais d'une loi spécifique. Celle-ci n’aura toutefois pas d'impact immédiat sur vous en tant qu'employé. L’obligation de travailler moyennant une chaise ergonomique ou une souris d'ordinateur adaptée n’est par exemple pas une problématique immédiate."

Les employeurs doivent toutefois procéder à une analyse de grande envergure des risques afin d'améliorer la situation de travail. En effet, de nombreux facteurs sont à l'origine d'affections telles que les maux de dos. Qu'il s'agisse d'une mauvaise posture, de mouvements répétitifs, de travail sous pression ou encore de stress.

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Maux de dos pendant le temps libre

Même si la loi n'impose pas de réelles mesures supplémentaires au secteur de la construction, l’organisme Bouwunie émet quelques réserves. "La nouvelle législation ne doit pas être le premier pas vers la reconnaissance des maux de dos comme une maladie professionnelle", estime Jean-Pierre Waeytens.

Et puis il y a le salarié lui-même. "De nombreuses mesures existent dans le secteur de la construction mais les travailleurs doivent encore les appliquer. De plus, tous les problèmes de dos ne peuvent pas être attribués exclusivement au travail. En tant qu'employeur, vous n'exercez aucune influence sur ce que fait le travailleur pendant son temps libre. Pensez aux passe-temps qui mettent le dos à rude épreuve. Il ne serait dès lors pas approprié d'imposer à l'employeur des coûts ou des obligations supplémentaires", conclut Jean-Pierre Waeytens.

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(wv/eh)

7 février 2024
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