Vous parlez trop ? Comment le savoir ?

Vos collègues affichent de faibles signes d’intérêt lorsque vous prenez la parole ? Avez-vous l’impression que, après un certain temps, vos interlocuteurs hochent de la tête et sont complètement indifférents à ce que vous êtes en train de leur dire ou ne répondent pas à vos questions ?

Peut-être est-ce un signe que vous parlez beaucoup ? Sachez que cela peut nuire à votre carrière… Parler vite est un art, alors qu’être trop silencieux risque de vous faire passer pour une personne peu sociable… Dès lors, à partir de quand commence-t-on à parler de trop ?

Nocif

C’est certainement le cas lorsque votre productivité commence à être altérée. Les employeurs veulent avant tout des travailleurs efficaces à leur poste. Même si vous avez achevé votre travail, votre mauvaise réputation à bavarder sans cesse avec vos collègues peut vous jouer des tours en termes de promotion si votre patron s'en aperçoit. Le collègue en question risque de trouver votre conversation ennuyeuse, et votre manager la qualifiera peut-être de temps jeté à la poubelle.


"Personne n’a envie de perdre une heure à attendre une réponse à une question simple", entame Annie Stevens, Managing Partner chez ClearRock. Selon cette dernière, le problème est que les personnes qui parlent trop ne le comprennent pas toujours. "Certains agissent de la sorte car ils ne sont pas sûrs d'eux", explique-t-elle. "D’autres parce qu’ils sont en revanche très confiants. Mais trop c’est trop."

3 conseils

Vous ne savez pas toujours vous-même si vous êtes un grand bavard. Comment vous en apercevoir à temps et que faire pour résoudre ce problème ?

1. Soyez totalement conscient

Les personnes de votre entourage vous le disent souvent, vous êtes trop long dans vos explications. Prenez conscience de leurs signaux. Leurs visages et leurs gestes sont souvent très évocateurs, bien plus que des mots. Tenez-en compte.

Exemple : 

vous observez que vous vous écartez du sujet de conversation ? Prenez soin de vérifier que vos collègues vous suivent toujours. S'ils deviennent étrangement calmes ou ont l’air de rêver, il est peut-être temps d’abréger. Lorsque votre interlocuteur regarde au loin ou évite le contact visuel, c’est qu’il est ailleurs, perdu dans ses pensées.

2. Apprenez à bien écouter

Vous avez sans doute la conversation facile, mais écouter les autres avec attention est au moins tout aussi important. Utilisez votre temps de parole pour poser les bonnes questions et faire place aux réponses et à l’interaction. N’interrompez pas votre interlocuteur lorsqu'il vous parle et ne vous opposez pas si quelqu'un continue de parler par désir d’apporter sa contribution à la discussion. Résultat : vous paraîtrez plus intéressant et l’on vous accordera plus de temps de parole. C’est dans de telles conditions que l’échange restera dynamique. Des questions intelligentes auront un effet positif sur vous, ce qui pourra à nouveau influencer favorablement votre carrière.

3. Soyez bref et concis

Tâchez de parler sous forme de 'points clés'. Préparez mentalement une sorte de script en réponse aux questions fréquentes, par exemple au sujet de votre travail, d'une tâche à laquelle vous êtes actuellement occupé, de vous-même ou encore d'un sujet d’actualité. Cela doit bien évidemment rester naturel, ne vous bornez pas à débiter votre texte. Ajoutez les détails personnels nécessaires mais tâchez de ne pas vous perdre. Votre public décroche ? Revenez au cœur du sujet.

Discrimination

Une enquête de l’Université de Yale a révélé que les femmes occupant des fonctions supérieures seraient plus sanctionnées pour cause de bavardages intempestifs que les hommes du même niveau. L’enquêtrice Victoria Brescoll a remarqué que ces femmes sont jugées incompétentes, arrogantes et dominantes. Cette étiquette renvoie davantage à une inégalité des genres quand il s’agit de carrières de haut niveau.


"Cela vaut tant pour les hommes que pour les femmes : ce que l’on attend d'eux est qu’ils transmettent des informations claires et utiles au bureau et puissent les synthétiser", explique Stevens. Celle-ci a une devise bien utile et n'hésite pas à la partager : "Soyez brefs, brillants et progressistes."

Conseils pour postuler

Prenez également conscience de votre communication personnelle lors d’un entretien d’embauche. Si vous parlez de trop, les recruteurs n’entendront peut-être pas le message que vous tenez absolument à faire passer. Répondez avec clarté et indiquez les points les plus importants. Résumez votre message en mots clés sur lesquels vous mettrez l’accent dans vos propos.


A proscrire : interrompre le recruteur. A tous les coups il prendra cela pour de l’impolitesse. Continuer à parler lorsque votre employeur potentiel donne des signaux clairs qu’il veut vous poser une question ou passer à un autre sujet peut vous coûter votre emploi. Tenez-en compte, il a certainement d’autres candidats à interviewer et son temps est probablement limité. Allez dès lors à l’essentiel et limitez-vous uniquement à ce que vous avez à communiquer.


(EH) (SC) Source : Express.be 

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28/04/2015