La Gen Y, génération hyper-connectée ?

Nous passons la parole à un spécimen de la Génération Y qui détricote les a priori à son encontre et explique le contexte dans lequel il évolue. Toujours bon à savoir pour mieux se comprendre et comprendre le monde qui nous entoure.

30 décembre 2014

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Une génération a ceci d‘homogène que les personnes issues d’une même tranche d’âge ont vécu les mêmes évènements, peuvent s’y raccrocher et partager plus aisément les mêmes valeurs. Cependant, il reste au sein d’une génération des diversités rendant caduques les a priori nourris à son égard.


Aujourd’hui, la génération Y (entre 20 et 35 ans) est décriée dans le monde des entreprises. Pourquoi ? Ils ont entendu leurs parents se plaindre de leurs conditions de travail et ont surtout le besoin de s’en affranchir. Qu’est-ce cela donne-t-il en termes d’a priori ? Ecoutons Julien, de la Gen Y, qui nous aide à décoder leurs comportements…

Qui sont-ils ?

Julien : "Il est possible que toutes ces personnes disposent d'un smartphone et se servent d’internet. Comme tout le monde aujourd’hui, quoi". Ainsi, ils ne se distinguent pas spécialement des autres. Voyons un peu plus loin…

Oublie cette histoire de génération

Si un patron appelle un consultant à la rescousse ou se gave d’articles sur le sujet, c’est qu’il ne les comprend pas. "Cela ne serait pas problématique si tu ne travaillais pas avec", leur adresse-t-il. En effet, un célèbre cabinet de conseil déclare "la génération Y est avant tout la 'génération Dolto', ou de l'enfant roi, mais ce n’est le sens exact du propos. "Dolto a d’abord proposé de le traiter comme une personne à part entière", répond Julien.

Plus une affaire de contexte

La différence de comportement viendrait davantage de la position hiérarchique plus ou moins homogène de ladite génération, ceux qui les jugent se situant souvent un cran (ou plusieurs) au-dessus. "Il s’agit moins de 'je-m’en-foutisme' ou de 'nouveaux usages', que d’une adaptation au contexte actuel : la crise, le chômage de masse, et le manque de perspectives d’avenir" défend Julien.


Il analyse les raisons poussant sa génération à ne pas aller faire le tour des entreprises pour chercher du boulot : "Ce n’est pas le fait d'avoir la flemme, mais plutôt de savoir que l’on n’obtiendra aucune réponse. Nous avons donc développé des mécanismes permettant de nous adapter."

Les 5 mécanismes d’adaptation

Toujours soucieux d’expliquer à ses aînés le pourquoi des "nouveaux comportements et usages", voici ce que Julien oppose à chacune des étiquettes collée sur le dos de ses contemporains :

1. Les écouteurs sur les oreilles

"Vous nous avez dépouillé nos bureaux pour économiser de l’argent en pensant que l'open-space était bien plus approprié". Mais, en étant plongé dans un brouhaha constant, comment parvenir à se concentrer sur son travail sans l'aide d'un casque ?

2. Toujours en retard le matin

Julien travaille en France sous le régime des 35h, tel que ses supérieurs le souhaitent. "Le salarié sait qu’il va de toute façon rester au moins jusqu’à 18h30, sous peine de se voir demander s’il a pris congé l’après-midi", justifie-t-il.

3. Et quittant trop tôt le soir

"Que faites-vous des nouveaux schémas familiaux ?" se défend Julien. La mixité des tâches parentales aidant, l’homme n’a plus le privilège de "terminer tard". En effet, les horaires des crèches, des écoles ou des garde-malades ne le permettent plus.

4. Parti faire le tour du monde en oubliant sa carrière

De nos jours, qui parle encore de carrière unique ? Celle-ci se limite-t-elle encore à un seul employeur ? Julien évoque également l’effet du "retour de l’enfant prodigue", donnant à ce dernier des chances supplémentaire de décrocher une augmentation en ces temps d’austérité, alors que le collègue fidèle et patiemment resté à son poste a moins de possibilités d'évolution.

5. Le confort personnel avant le travail.

Julien déplore le manque de perspectives, les promesses non tenues et les CDD à répétition. Ces éléments ont la fâcheuse tendance de briser la confiance entre l’employé et son entreprise. "Nous choisissons donc d’investir dans une valeur plus stable, à savoir notre propre vie."

Maintenant vous savez…

Pour notre spécimen de la Gen Y, il s’agit avant tout d’un cliché opposant les jeunes aux vieux. François Pichault, professeur à HEC et à l’université de Liège, a effectué une enquête visant à sonder les éléments de motivation auprès de 900 personnes étalées sur trois générations. Il établit les conclusions suivantes : les 3 générations disent qu’elles veulent un travail qui ait du sens et trouver l’équilibre entre vie privée et travail… Pour le reste, les différences sont relativement minimes !


"Ce que tu appelles la 'génération Y', c'est simplement la jeunesse qui a des usages différents des tiens, comme tu avais des usages différents de la génération qui t’a précédée. Au fait, qui sont ces spécimens de la Gen Z ?" "A présent, tu sais que mettre tout le monde dans le même sac sur lequel tu colles une étiquette est une mauvaise approche. Tu pourras donc essayer d’isoler les causes de ces comportements pour y faire face, le tout sans dépenser le moindre centime."


Ceci était une petite leçon visant à aider à la compréhension des différences plutôt qu’à les juger. N’est-il pas vrai que la diversité a plutôt tendance à nous enrichir qu’à nous appauvrir ?


(EH) (SC) Source : http://www.roxane-company.com/blog

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