Au secours, je déteste mon nouveau job !

On ne peut jamais entièrement connaître la réalité d’un job avant de commencer. Les candidats le savent et, motivés, acceptent le plus souvent une part d’inconvénients rencontrés ensuite sur le terrain. Il arrive cependant que cette réalité ne réponde point aux attentes ou soit une vraie déception par rapport à la promesse de l’offre. Que faire dans ce cas ? Arrêter immédiatement ?

Les frustrations peuvent être de toute nature. Vous vous noyez dans les tâches administratives ou répétitives alors que vous un créatif ? Il n’existe aucune solidarité entre collègues ? Votre département manque cruellement de moyens pour monter des projets de qualité ? Alors, votre ‘job de rêve’ risque de se transformer en cauchemar, en effet.

Voici l’expérience de Maïté, qui accepte un poste d’analyste financier dans une banque en croyant faire un grand pas en avant dans sa carrière. Rapidement, Maïté se rend compte que sa nouvelle fonction ne lui convient pas. Elle regrette son travail comme commerciale dans le secteur de l’énergie. « L’équipe était fantastique mais ce genre de travail ne me convient pas. Au lieu de travailler au contact des gens – ma spécialité – je passais la plus grande partie de mon temps sans véritable contact humain. » Après six semaines, Maïté démissionne.

Prendre du recul

Seuls 51% des nouvelles recrues sont confiants en acceptant un nouveau poste (1). Douter de son choix professionnel est donc banal. Au lieu de quitter le navire précipitamment, on peut d’abord se donner un peu de temps pour mieux connaître la réalité et les enjeux du nouveau job, pour mieux connaître sa nouvelle entreprise, ses nouveaux collaborateurs, etc. N’oubliez pas que tout le monde a besoin de temps d’adaptation.

Par ailleurs, n’ayez pas peur de parler à votre supérieur. Ce dernier ne lit pas dans les pensées mais a certainement envie de savoir comment vous vous sentez. Avec un peu de chance, il trouvera un moyen d’améliorer votre situation.

Mauvais essai

Mais que faire quand on est convaincu d’avoir fait un pas dans la mauvaise direction ? Dans ce cas, il vaut mieux prendre une décision rapide, pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’il serait dangereux de s’enliser dans une situation dans laquelle on est malheureux. C’est aussi plus juste à l’égard de l’employeur parce que l’intégration d’un nouvel employé demande énormément de temps, d’énergie et d’argent !

D’un point de vue pratique, vous devez évidemment penser aux termes de votre période d’essai. Durant la période d’essai, selon les conditions définies dans le contrat de travail, il est plus facile de mettre un terme à la collaboration. Cela vous intéresse peut-être de bénéficier d’un délai de préavis très court et de ne pas continuer ce travail que vous détestez encore pendant des semaines.

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Bon départ

Dans tous les cas, il faut donner le meilleur de vous-même jusqu’à la fin, même si vous êtes déjà concentré sur la recherche d’un autre emploi. C’est bien connu, trouver un nouveau job est nettement plus facile quand on est déjà embauché. C’est aussi une preuve de respect et dites-vous que l’on ne se souviendra pas de la façon dont vous êtes arrivé mais de la façon dont vous êtes parti. Et dans le monde professionnel comme dans la vie, vous savez à quel point les relations sont importantes !

(sdb) – Source : bbc.com 

(1) Selon le rapport Global Selection Forecast 2012 du cabinet de conseils américain Development Dimensions International, ayant enquêté auprès de 2.000 personnes dans 28 pays. 

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15/11/2013