Vous préférez prendre ou donner ?

Si vous êtes carriériste, vous risquez fort de tourner en ‘has been’. Désormais, ce sont les altruistes qui ont la cote ! Perte de temps ou non. Portrait du profil d’avenir et pièges à éviter...

Pour réussir, la recette est de marier les bonnes compétences, ou le talent, l’investissement et un brin de chance. Cela c’est la définition traditionnelle, enfin telle qu’on la connaît depuis un bon bout de temps.

Mais elle risque d’être incomplète aujourd’hui. La poursuite ambitieuse de la réussite professionnelle à tout prix a montré ses limites. Nous avons essuyé de nombreux échecs depuis plusieurs années. Le système a fait à suffisance ses aveux de faiblesse. Nous sommes appelés à une autre conscience.

Et à une plus grande générosité. L’altruisme s’inscrit au rang des valeurs prônées dans des organisations davantage axées sur le partage, les échanges, la collaboration. Peut-on en effet rêver de coopération sans un minimum de générosité ?

La revanche des donneurs

Car donner c’est recevoir même sans arrière pensée, bien sûr. Si nous reprogrammons notre mode de pensée d’avant, nous sommes tentés de faire la calcul, si je donne de mon temps, de mon énergie etc. je suis moins performant dans ma mission.

Oui, mais il suffit de regarder plus haut, de penser à l’intérêt collectif, pour admettre que la performance collective sera augmentée grâce aux donneurs, aux personnes prêtes à aider les autres.

De ce fait, ce ne serait plus les carriéristes qui seraient bien vus et endosseraient l’étiquette sociale de la réussite, mais les altruistes. Toute une révolution…Qui a déjà vu dans les offres d’emploi que l’on appréciait les profils gentils ?

Qui êtes-vous sur le plan de la réciprocité ?

Bien sûr, nous ne sommes pas (et ne devons pas le devenir) tout l’un ou tout l’autre. En essayant de catégoriser néanmoins un rien, on peut distinguer trois types de profil de réciprocité :

  • Les donneurs ou givers qui aident sans penser au retour.
  • Les preneurs ou takers qui prennent tout ce que les autres leur donnent, voire plus.
  • La plupart d’entre nous sont des half & half ou des matchers, ils font du donnant-donnant, et archivent (ou thésaurisent) donc hélas tous leurs faits & gestes secourables.

Conclusion (pragmatique, déjà trop intéressée ?) : les donneurs ont des chances d’être appréciés par les matchers et donc de recevoir quelque chose en échange…

Savoir donner mais pas trop et savoir aussi recevoir. Conseils pratiques

Encore un calcul, mais c’est qu’il ne faut pas sombrer dans la dépendance à donner. Une de plus…

  1. Soyons donc vigilants, et si nous admettons pouvoir donner sans réserve, il faut aussi pouvoir demander de l’aide. C’est une question de protection de soi.
  2. Le giver est parfois associé au timide, donc il invoquera plus aisément l’assistance au nom de quelqu’un d’autre.
  3. Un tel profil est aussi parfois exagérément empathique, ce qui le déforce au cours d’une négociation, son naturel sera de céder à outrance à l’autre partie.
  4. Un taker peut se cacher derrière un giver. Méfiance face au manipulateur, donc.
  5. Un giver peut prendre l’air d’un taker. Ils n’ont pas forcément l’air fréquentable, leur bon fonds ne se voit pas toujours. Soyez conscient de vos interactions.
  6. Garder un juste milieu. Donc si vous voulez faire dans l’échange, contrôlez avant de faire confiance.

Tout un art…

(SC) - Sources : business-digest.eu/fr 

28/04/2014

  • 28 avril 2014