Travailler selon les règles des réseaux sociaux

Faire travailler 440.000 collaborateurs d’une même entreprise selon les principes du social media, c’est possible ? Oui, IBM le fait bien. Pas via Twitter ou Facebook mais avec leurs propres outils. On appelle cela du ‘social business’. Et cela économise un temps fou au personnel.

27 septembre 2013

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« Il y a une grosse différence entre la manière dont les travailleurs se comportent sur les réseaux sociaux pendant leur temps libre et la façon dont ils appliquent ces principes sur le lieu de travail. » (Laurent Boes, social business & collaboration leader Benelux chez IBM)

Dans nos loisirs, nous twittons et postons sur Facebook en toute liberté et via les médias sociaux, nous établissons quantité de contacts de par le monde si nous le désirons. Mais lorsqu’il s’agit de travailler, nous prenons encore tous notre voiture pour aller envoyer des emails à Bruxelles.

« On ne peut vraiment qualifier cela de très logique », explique Laurent Boes. Il est l’homme qui fait travailler les collaborateurs d’IBM avec des outils de social business : « Il y a une grosse différence entre la manière dont les travailleurs se comportent sur les réseaux sociaux pendant leur temps libre et la façon dont ils appliquent ces principes sur le lieu de travail. » Ces principes – une sorte de ‘best of’ du social media – sont rassemblées dans une plateforme en ligne équipée d’une série de fonctionnalités. Celles-ci sont des copier-coller de tout ce que les gens trouvent intéressant et amusant sur les réseaux sociaux ‘classiques’.

La 'pause café'

« Tout comme sur LinkedIn, nos collaborateurs créent leur profil en ligne. Ils racontent qui ils sont, sur quels projets ils travaillent, et quelles sont leurs expertises. Toute cette information est disponible sur les appareils mobiles, ainsi que sur les terminaux privés de nos collaborateurs. De plus en plus de personnes utilisent leur propre tablette ou leur Smartphone à des fins professionnelles. « Amenez vos propres appareils, promet-on, et nous ferons en sorte de tous les connecter à notre plateforme en ligne », explique Laurent Boes.

« Avantage : j’ai accès, en ce moment ,via mon iPhone à quelque 440 000 collaborateurs d’IBM. Et lorsque je reçois une demande d’un client pour laquelle je n’ai pas directement une réponse à formuler, je pose la question via mon réseau en ligne. Et tout comme vous pouvez entrer en contact sur Facebook avec les amis de vos amis, les collègues de collègues ont accès à mon mur. D’autres fonctions importantes : l’animation de communautés autour d’un projet déterminé ou d’une expertise et le social mail. Cela permet aux collaborateurs de se réunir à tout moment avec qui ils veulent et d’échanger les documents et l’information dont ils ont besoin. »

Le résultat ? Un environnement qui laisse entrer les collaborateurs quel que soit l’endroit où ils travaillent, avec n’importe quel appareil. « Nous avons autant que possible tâché de déplacer le travail de bureau vers le social business. Vous pouvez même avoir votre pause café en ligne », soutient Laurent Boes : « Vous le savez bien ; c’est à la machine à café que vous rencontrez le seul collègue qui puisse vous aider à résoudre votre problème du moment. Eh bien, en ligne, vous posez votre question en mettant simplement à jour votre fil d’actualité. Et tout votre réseau peut directement lire votre message. »

Un facteur de succès

Chez IBM, les expériences de social business sont positives, mais pas exceptionnelles pour une entreprise qui travaille avec depuis plus de 10 ans déjà et s’y investit. L’expérience a fourni quelques tendances. Comme le fait que les médias sociaux ne peuvent être utilisés avec succès que s’ils contribuent à l’efficacité du business. « Une entreprise qui ne met en place les médias sociaux que pour les aspects technologiques n’en retirera que peu d’avantages. Les médias sociaux sont une valeur ajoutée seulement si vous couplez la technologie à votre stratégie d’entreprise », explique Laurent Boes.

L’adhésion aussi, l’enthousiasme des collaborateurs, mérite toute notre attention. La meilleure méthode pour que cela réussisse est que le top de l’entreprise donne l’exemple, selon Laurent Boes. « Il s’agit de stimuler l’usage du social business. En disant que pendant une semaine, cela devient le canal unique pour envoyer des messages aux collègues par exemple. Laissez donc calmement de côté les emails pendant ce temps-là. »

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