On ne devient pas manager en étant gentil

Il y a une raison pour laquelle votre patron n’est, dans la plupart des cas, pas votre ami. Evoluer vers une fonction de direction ne se passe pas uniquement par un bon choix d’études, en acquérant de l’expérience ou en s’impliquant. Cela dépend également de la personnalité.

21 août 2015

Partager

Etre gentil, serviable et poli sont sans nul doute des qualités. D’un point de vue social, vous ne pouvez que bien passer en vous comportant de la sorte. Mais qu'en est-il du côté professionnel ?

Les penseurs et les intuitifs

Selon une étude de la personnalité menée par Truity Psychometrics auprès de superviseurs, on peut distinguer deux catégories de travailleurs : les penseurs et les intuitifs. En général, les penseurs ont le plus de chances de décrocher un poste de management. Les leaders, à savoir ceux qui mènent de grandes équipes, semblent en grande partie être de type penseur. Les intuitifs sont rarement promus à des fonctions d’encadrement de niveau supérieur, bien qu’ils pourraient entrer en considération pour diriger des profils inférieurs.


La différence ? Un penseur se rattache à la logique et à l’analyse. Un intuitif agira plutôt avec empathie et se laissera guider par ses sentiments. La plupart des travailleurs apprécient cela, car un intuitif identifie plus vite les besoins des autres au-delà des siens.

Critique honnête

Pourtant, les travailleurs vont systématiquement choisir les gens qui ont le caractère le moins agréable si on leur demande de choisir un supérieur. L’étude demande à quelques participants d’évaluer des candidats à une position de management. Le test confirme les découvertes antérieures : les profils les plus chaleureux et sympathiques scorent un peu moins bien tandis que les moins agréables sortent du lot.


Le psychologue Art Markman explique que les travailleurs optent plus vite pour un manager osant donner du feedback honnête et n’évitant pas la critique. Quelqu’un qui veut se faire passer pour un ami sera moins enclin à fixer des accords fermes ou à donner des feedbacks négatifs.


De plus, ces personnalités moins agréables peuvent mieux se vendre. Les intuitifs se vantent moins, prennent moins soin d'eux et, par conséquent, leurs prestations ont moins d'impact. Les penseurs mettent davantage l’accent sur eux-mêmes et sur leurs performances, ils ne peuvent donc passer inaperçus, ce qui augmente leurs chances de promotion.

Connaissance de soi

Qu’il soit penseur ou intuitif, un bon responsable doit surtout bien se connaître. Les penseurs, sachant qu’ils ne montrent que trop peu d’empathie et ne tiennent pas assez compte de l’avis des autres, peuvent s’entraîner à le faire. Les intuitifs savent qu’ils se confrontent bien souvent à leur environnement avec un excès de prudence et tournent trop longtemps autour du pot. Ils peuvent donc apprendre à être plus critiques s’ils veulent devenir des managers respectés.


Idéalement, un supérieur devrait offrir une combinaison parfaite du penseur et de l’intuitif. Selon la situation, chacun des managers aura donc intérêt à être, parfois plus intuitif, parfois plus penseur. La flexibilité est sans aucun doute la clé du succès.


(eh/sc) Source : Express.be 

Soyez le premier à recevoir nos actus et astuces

Plus de 440.000 utilisateurs recoivent nos astuces

Jobs recommandés

Vous voulez également gagner plus, des collègues plus sympas ou moins d'embouteillage ?

Le job a été sauvegardé

Vous pouvez retrouver vos jobs sauvegardés en bas de cette page, mais également sur la page d'accueil ou dans Mon Jobat.

Pour pouvoir les consulter également sur d'autres appareils, connectez-vous.