Le métier de copilote aura disparu d’ici 5 ans

Les pilotes ont intérêt à bien s’entendre avec leurs collègues directs. De fait, ils doivent parfois rester assis pendant des heures avec leur copilote dans le cockpit. Cela leur permet de discuter ensemble ou de se reposer l’espace d’un instant. Il est vrai que quatre yeux voient mieux que deux, mais le métier de copilote n'est-il pas superflu ?

26 octobre 2018

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Les progrès technologiques mettent de nombreuses professions en péril. Celle de copilote en fait partie. Mais un pilote peut-il à lui tout seul garantir la sécurité de ses passagers ?

Manque de pilotes

Tom Enders, CEO du constructeur aéronautique Airbus, pense que l’industrie aéronautique va évoluer vers le pilote unique. Bonne nouvelle pour les personnes qui souhaitent réserver des billets à bas prix, car les prix des billets baisseront en cas de diminution du nombre d’employés. La pénurie de pilotes sera également comblée.

Il y a effectivement une pénurie de pilotes dans le secteur de l'aviation. De nouvelles compagnies aériennes continuent à faire leur apparition et l'économie permet d'offrir de plus en plus de vols. En revanche, selon Tom Enders, 500.000 pilotes supplémentaires devront être recrutés d'ici les 20 prochaines années. On estime que le nombre de personnes qui prendront l'avion doublera au cours de cette période pour atteindre environ 8 milliards de voyageurs par an.

"Pour faire face à cette pénurie, nous travaillons sur une technologie de pointe qui permettra de voler avec un seul pilote", déclare Tom Enders. Il ne s’agit pas de paroles en l’air mais bien d’un projet qui devrait voir le jour d’ici cinq ans. "Ce n'est pas un progrès énorme car, à l'heure actuelle, 95% des avions volent en pilote automatique." Applaudissez-vous à la fin d'un vol ? Vous le faites souvent pour un ordinateur.

De 'moins de personnel' à 'plus de personnel' ?

Le constructeur aéronautique américain Boeing suit le pas et propose un projet similaire. Ce dernier veut même aller encore plus vite en lançant un avion 'moins piloté' d’ici l’année prochaine. Une étape intermédiaire vers les avions sans pilote ? Voilà vraisemblablement de quoi l’avenir sera fait : des avions volant de manière totalement automatique et étant contrôlés depuis le sol.

Pour le moment, il n’est pas si facile de faire voler des avions 'moins pilotés' car le droit international ne le permet pas. Selon l'expert de l'aviation Joris Melkert, les règles doivent d'abord être adaptées tout comme les modèles d'avions standards. "La conception de nouveaux avions est nécessaire mais c’est déjà à l’ordre du jour. La peur du public doit également disparaître."

Différence

Quelle est la différence entre les pilotes et les copilotes ? Il n'y en a pas vraiment. Officiellement, il n'y a pas non plus de 'copilote' mais bien un 'capitaine' et un 'premier officier'. Tant le pilote que le copilote ont les mêmes certificats, approbations et diplômes. Ils se répartissent souvent les tâches lors de leurs vols, explique Jeff Choi, pilote de ligne professionnel. "S'ils ne travaillent ensemble que sur un seul vol, ils piloteront chacun l’avion la moitié du temps. Lorsque plusieurs vols en commun sont planifiés, le commandant de bord et le premier officier se chargent à tour de rôle de la totalité du trajet."

Quelle est dès lors la différence entre un capitaine et un premier officier ? Tout pilote qui intègre une nouvelle compagnie aérienne doit d'abord y voler en tant que premier officier. S'il atteint une ancienneté suffisante, il deviendra à nouveau capitaine. C’est donc l’expérience acquise au sein de la compagnie aérienne et non l’expertise qui est prise en compte. Lors d’un vol, la seule différence entre les deux travailleurs est que le commandant de bord prend les décisions finales. Il/elle a le pouvoir de décision et donc plus de responsabilité bien que, en réalité, cela se fait toujours en consultation avec le copilote. Jeff Choi explique que c'est précisément pour cette raison que les commandes de l’avion sont souvent transmises au copilote. Surtout en situation de crise où le commandant de bord peut avoir plus de temps pour se concentrer sur une communication claire avec le contrôle aérien et le personnel de cabine.

(eh/ll) – Source : Express Business

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