Le fun au travail diminue les départs mais aussi la productivité

Un cadre de travail agréable et amusant favorise le maintien des effectifs. Hélas, un tel contexte fait aussi baisser la productivité. C’est ce qui ressort d’une étude américaine.

Les enquêteurs, Michael J. Tews (Penn State), John Michel (Loyola University of Maryland) et Kathryn Stafford (Ohio State University), interrogent 195 travailleurs américains actifs dans l’horeca. Ils cherchent entre autres à estimer le plaisir que les participants éprouvent à travailler et si le manager soutient un tel cadre de travail. Les chercheurs comparent ensuite les réponses avec les prestations et la rotation du personnel.

Résultats

L’enquête délivre trois découvertes importantes :

  1. Les managers qui encouragent leurs équipes à prendre plaisir à travailler font diminuer la rotation du personnel, surtout chez les plus jeunes.
  2. Les activités récréatives, comme les fêtes d’entreprises, les teambuildings et les anniversaires augmentent les prestations, surtout chez les aînés.
  3. Les managers qui soutiennent le fun au travail font baisser les prestations et donc la productivité chez tous les travailleurs.

« Pour les jeunes, il est important d’avoir un manager qui incite son équipe à s’amuser au bureau, car un tel climat favorise l’émergence de relations amicales. Plus on passe à l’âge adulte, moins les amitiés gardent de leur intérêt sur le lieu de travail, entre autres parce que la famille commence à prendre de l’importance. »

Cadre de travail idéal ?

« Dans un contexte où le manager encourage le plaisir au travail et soutient les activités de divertissement, la baisse de productivité est compensée par un surplus de prestations engendré par le fun. Dans ce scénario, la rotation du personnel diminuera aussi », conclut Tews.

« Le fun peut fonctionner mais ce n’est pas un remède miracle. Avant de décider de leur politique en la matière, les employeurs ont intérêt à bien songer à l’objectif qu’ils poursuivent et surtout à veiller à ce que cela corresponde à la personnalité de leurs collaborateurs.

Sources : News.psu.ed 

30/12/2013

  • 30 décembre 2013