Et si votre patron était votre coach…

Sur papier, UNILIN est une entreprise composée de managers. Dans la pratique, il s'agirait plutôt de coaches. Cette interprétation moderne du leadership a des implications pour les gestionnaires mais aussi pour les différentes équipes.

29 juin 2018

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Koen Lauwers et Jeroen De Temmerman, Unilin.

En quoi consiste précisément le rôle d'un gestionnaire ? "Dans notre structure relativement plane, nous donnons beaucoup d'espace aux travailleurs et diminuons les directives. Cela permet aux employés de mieux se développer." Jeroen De Temmerman ne travaille pas depuis si longtemps chez UNILIN mais, en tant que directeur des opérations, il sait ce qu'il doit faire : laisser les personnes évoluer et favoriser leur développement.

La différence

Koen Lauwers est un jeune manager au sein de l'équipe de Jeroen De Temmerman à qui l'on fait beaucoup confiance et qui reçoit pas mal de responsabilités. "Je dois atteindre certains résultats mais, si j'y parviens, je bénéficie de beaucoup de liberté dans ma manière de travailler. Ensuite, je suis également confronté à d'autre challenges. Ces là que Jeroen me demande "as-tu déjà pensé à ceci ou cela ?". Parfois, les choses semblent évidentes parce qu'elles se déroulent d'une certaine façon depuis des années, cette manière de fonctionner me tient éveillé en permanence."

Il n'y a pas que les managers qui sont considérés comme des coaches, UNILIN a également constaté que les meilleurs spécialistes techniques sont aussi les meilleurs gestionnaires. En cas de recrutement ou de promotion, l'organisation regardera beaucoup plus le leadership, l'intelligence émotionnelle et les compétences communicationnelles… Ces éléments sont bien plus importants que l'expertise profonde uniquement axée sur une petite niche. "C'est là que vous ferez la différence en tant que manager : vous ne devez pas être le meilleur dans tous les domaines pour devenir coach", déclare Jeroen De Temmerman. "Nous n'exigeons pas d'un gestionnaire de la production comme Koen de suivre une formation à ce niveau. En revanche, nous lui demandons de gérer des projets relatifs à l'innovation de produits ou à des analyses de marché. Cela donne plus de sens à son travail et lui permet de se développer comme il se doit."

Etre critique

Vu que le manager n'est plus la personne disposant de toutes les connaissances, la relation avec les employés de son équipe est également différente. En effet, les travailleurs sont plus conscients des nuances et des détails. Ils peuvent (non, ils doivent) poser des questions critiques et émettre leurs doutes. Il en est de même dans la relation entre Jeroen De Temmerman et Koen Lauwers : "J'attends que Koen me challenge. Il sait mieux que moi ce qui se passe dans son département et doit me poser des questions pertinentes. Ensuite, nous nous mettons à discuter."

Les managers doivent communiquer, les employés doivent être critiques. Cette manière de travailler nécessite un mode de pensée orienté vers le travailleur en personne : dire "oui" et s'exécuter n'est pas suffisant. "Voilà en quoi consiste la culture de notre entreprise. Je recrute sur cette base. Quelqu'un qui n'est pas suffisamment mature pour oser être critique ou qui est trop humble à mon goût obtiendra de moins bons résultats à son entretien d'embauche. Nous attendons des personnes capables de communiquer et de collaborer au sein d'une équipe, le tout dans une ambiance favorisant l'ouverture d'esprit."

(eh)

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