Télétravail : 10 idées reçues

Le télétravail offre beaucoup d’avantages. Que ce soit pour le travailleur concerné ou pour la société en général, le fait d’éviter les files le matin ou de pouvoir organiser sa journée de travail en sont des exemples parfaits. Pourtant, beaucoup d’employeurs sont encore contre ce système, et le télétravailleur continue à se heurter aux préjugés de son patron, de ses amis et de ses collègues.

Tant que le télétravail ne fera pas partie de la culture d’entreprise, vos collègues continueront à être convaincus que vous ‘profitez’ de la situation.

Pourtant, l’idée parle aux CEO les plus traditionnels : un travailleur est opérationnel dès qu’il sort de son lit, et se met directement au travail au lieu d’affronter les bouchons aux premières heures de la journée. De plus, la plupart des managers l’avouent secrètement, les interruptions de travail sont constantes au bureau et affectent la productivité des employés.

La Belgique compte plus de 500 000 employés travaillant à temps partiel ou totalement depuis leur domicile. Ces chiffres ressortent du cabinet du Ministre fédéral de l’Emploi, selon lequel 14,1% de la population active peut s’adonner au télétravail.

Ce nombre ne fera qu’augmenter à l’avenir, mais de nombreux préjugés persistent encore sur le télétravail. Celui-ci n’est pas encore accueilli à bras ouverts par la plupart des managers, ni par certains collègues ou clients.

10 préjugés sur le télétravail

1. Vous n’êtes jamais joignable

Beaucoup de personnes prétendent encore qui si vous travaillez de chez vous, vous ne prestez pas vraiment. Votre seule riposte possible est de communiquer très clairement sur ce que vous avez l’intention de faire et sur ce que vous avez réellement réalisé. Soyez très ouvert, c’est la seule manière de mettre fin à ces fameux préjugés. Veillez à rester parfaitement joignable lorsque vous télétravaillez. Si un collègue vous appelle ou vous envoie un mail et n’obtient pas de réponse, il aura vite fait d’y voir la confirmation de ses idées reçues.

2. Vous pouvez vous laisser distraire par votre famille ou vos amis

Les voisins, les amis, les connaissances, les membres de la famille estiment tout simplement que, comme vous êtes à la maison, vous n’avez pas besoin de travailler. Ils continuent donc à venir vous faire un petit coucou et prendre le café. Vos enfants sont si contents que papa ou maman soit à la maison qu’ils n’hésitent pas à entrer dans votre bureau pour un oui ou pour un non, et à vous réclamer de l’attention.

3. Le dîner n’est pas encore prêt ?

Votre conjoint revient du bureau et se demande pourquoi le repas n’est pas encore prêt. Vous êtes tout de même toute la journée à la maison. En plus, la table du petit déjeuner n’est même pas encore débarrassée ?

4. Vos enfants peuvent aussi jouer sur votre ordinateur

Lorsque vous vous offrez un break, vos enfants et votre partenaire ont vite fait de prendre leur place derrière votre pc et de consulter leurs mails. Sans votre intervention, les dix minutes se transforment vite en une heure.

5. Vous gagnez 30 euros l’heure, tant que cela ?

En tant que freelance, vous recevez des missions via votre réseau, et on se demande pourquoi vous demandez 30 euros de l’heure. Vous travaillez tout de même de chez vous ? C’est un gros malentendu : 30 euros pour un freelance, c’est même insuffisant si vous voulez gagner votre vie. Lorsque vous êtes malade ou prenez des congés, vous ne gagnez rien. Votre pension sera également loin d’être la même que celle d’un travailleur normal.

6. Pourquoi avoir besoin d’une crèche ?

On vous regarde bizarrement quand vous dites que vous travaillez à la maison et mettez votre bébé à la crèche. Mais enfin, à quoi cela sert-il?

7. Vous travaillez en pantoufles et en pyjama

Beaucoup sont d’avis que celui qui reste chez lui pour travailler se néglige et reste en pyjama toute la matinée derrière son pc. Il s’agit du préjugé le plus courant circulant sur les travailleurs freelances. Du moins, c’est la conclusion qui ressort d’une enquête menée par le consultant Crunch Accouting auprès d’un groupe de près de 300 indépendants britanniques issus de secteurs comme l’informatique, le journalisme et le monde du design. 35% des participants indiquent que les freelances ont reçu la belle étiquette de ‘travailleurs en pyjama’.

8. Manque d’ambition

Nombreux sont les managers sceptiques envers les télétravailleurs, qu’ils trouvent démotivés, difficiles et injoignables. Pire encore, ils leur reprochent un manque d’ambition. Selon une étude du bureau de recrutement et de sélection Korn/Ferry International, il semble que près de deux tiers des responsables considèrent les télétravailleurs comme moins ambitieux que leurs collègues travaillant au bureau. En revanche, près de la moitié des supérieurs aimeraient travailler de chez eux. Plus de trois quarts doivent avouer que les télétravailleurs sont tout autant productifs voire même davantage que leurs collègues restant au bureau.

9. Vous êtes asocial

Près d’un tiers des managers interrogés ont difficile à supporter que le contact personnel avec le télétravailleur soit rompu. Mais peut-être est-ce l’angoisse de perdre le contrôle sur leurs équipes et leur productivité qui joue un rôle ? Celui qui preste de chez lui un jour ou deux par semaine n’a pas à craindre de devenir un ermite, il voit assez ses collègues.

10. Source de mauvaise communication

Près de deux tiers des managers ont du mal à communiquer avec leurs collaborateurs si les tâches doivent être commentées par téléphone ou par mail. Mais cela peut aussi bien se passer avec un collègue situé à l’étage au-dessus ou en dessous dans un même bâtiment…

(EH)(SC) Sources : Thuiswerkgids.be, Express.be & Managersonline.nl  

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06/06/2014