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6 Belges sur 10 quittent leur emploi si on leur supprime leur voiture de société

Que diriez-vous d'échanger votre voiture de société contre de l'argent, un vélo ou un abonnement aux transports en commun ? Si une telle option est inenvisageable à vos yeux, sachez que vous n'êtes pas le seul à penser de la sorte. De nos jours, la majorité des Belges ne peuvent pas se passer de leur voiture. Ils trouvent également qu’on ne leur propose pas suffisamment d’alternatives.

9 décembre 2019

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Pas de voiture ? Pas d'employé !

Le lien entre l'employé belge et sa voiture de société est très fort. 59% des répondants ont par exemple déclaré être prêts à changer de travail si leur employeur venait à leur retirer leur véhicule de fonction. Il s’agit surtout des travailleurs de moins de 50 ans qui pensent de la sorte (66% vs 36%).

Outre la préférence pour la voiture de société, nous n'aimons pas les alternatives en Belgique. Pour les Belges, une proposition telle qu'une voiture de société plus petite combinée à d'autres moyens de transport n'est pas ouverte à la discussion : 2 personnes sur 3 s’y opposent. En revanche, la flexibilité qu'un employé peut avoir en matière de lieu et d’horaires de travail gagne en popularité. Les personnes pouvant choisir leurs horaires de travail sont davantage disposées à échanger leur voiture contre un modèle plus petit et à le combiner avec un autre moyen de transport. 44% seraient ouverts à une alternatives contre 23% des travailleurs qui se voient obligés de commencer et terminer leurs journées à des heures précises. Les employés qui peuvent choisir où ils travaillent sont encore plus ouverts : 45% contre 23% de travailleurs obligés de travailler à un endroit précis. Telles sont les résultats d’une étude menée par Securex.

"Les jeunes employés attachent une importance particulière à leur voiture de société. Ils ont généralement des enfants, une vie bien remplie, et se déplacent en permanence. Il apparaît toutefois que ceux qui bénéficient de plus de flexibilité en matière de lieu et d’horaires de travail sont davantage disposés à expérimenter différents moyens de transport. Si les entreprises veulent vraiment faire en sorte que leurs employés délaissent leurs voitures, il est préférable qu’elles agissent à un niveau plus large que leur politique de mobilité", déclare Hermina Van Coillie, experte en ressources humaines chez Securex.

Ces alternatives sont encore trop souvent méconnues :

  • Un employé belge sur cinq déclare ne pas savoir quelles sont les options pour échanger sa voiture de société.
  • Seulement 1 répondant sur 4 connaît les alternatives et les trouve intéressantes.
  • Les 57% restants connaissent les options mais ne les trouvent pas intéressantes.

Dans les entreprises où travaillent moins de 200 personnes, les autres options sont généralement connues et jugées intéressantes. Seulement 40% des salariés belges pensent que leur employeur réfléchit aux solutions de mobilité pour ses collaborateurs. Ce sont principalement les employés des grandes entreprises et de la Région flamande qui indiquent que leur employeur envisage des alternatives (45%), suivis des employés de la Région bruxelloise (37%) et de la Région wallonne (28%).

Et si vous remettiez votre voiture de société ?

La remise de votre voiture de société ne doit pas nécessairement être un sacrifice. Le budget mobilité offre plusieurs options. En tant qu'employé, vous pouvez abandonner votre voiture et dépenser un certain montant, le budget mobilité, de trois manières différentes :

  • Pilier 1 : remplacer une voiture standard par une voiture de société respectueuse de l'environnement. Il peut s’agir d’une variante électrique ou d’une voiture conforme à un certain nombre de règles concernant les émissions de CO2, les normes d’émission, etc.
  • Pilier 2 : des moyens de transport alternatifs et durables tels que le vélo, les transports en commun, la mobilité partagée,…
  • Pilier 3 : de l’argent. Le solde vous sera payé en espèces une fois par an.

D’année en année, les déplacements sont ressentis comme étant plus éprouvants. Il ne tient qu’à vous de passer à l’action, n’est-ce pas ?

A propos de l'enquête

Les chiffres de cette étude reposent sur un échantillon de 1.502 répondants. Une comparaison avec les données de population de l’ONSS indique que cet échantillon reflète le marché du travail belge au niveau du sexe, de l'âge, de la région et de statut. L'enquête a été menée en ligne et s'est déroulée en mai-juin 2019.

(eh/ll/mr)

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