Pourquoi voulons-nous tous devenir freelance ?

De plus en plus de gens choisissent le chemin du travail en tant que freelance. En 2016, une augmentation de plus de 5% était recensée par rapport à 2015. Le freelance peut être trouvé dans tous les secteurs : économie, consultance, graphisme, traduction, rédaction, photographie et informatique. Les entreprises ont de plus en plus difficile à trouver des candidats pour un emploi permanent. Les travailleurs issus des plus jeunes générations souhaitent autant que possible définir leur carrière par eux-mêmes et pouvoir quitter leur employeur quand ils le désirent.

8 janvier 2018

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"Le nombre de maisons de soins infirmiers indépendantes a fortement augmenté" (Robby Vanuxem, Hays Belgique).

Selon Robby Vanuxem, directeur général du recrutement et de la sélection au sein de l'agence Hays Belgique, les millennials qui ont obtenu leur diplôme pendant la crise économique recherchaient activement de la sécurité et un emploi permanent. "Ils ont opté pour la prudence mais furent rapidement déçus car le marché du travail redevenait de plus en plus attractif. Ils se sont retrouvés coincés dans un horaire de travail fixe (38 heures par semaine, 20 jours de congé,...) et leurs libertés étaient limitées", explique-t-il.

"En fait, ils étaient curieux et voulaient encore étudier et se former mais il leur était impossible de combiner leurs horaires avec leur statut d'employé rigide. Ils remarquèrent que leurs compétences étaient appréciées sur le marché et voulaient prendre plus de risques."

Secteur bancaire: les spécialistes IT travaillent en tant que freelance

Selon Robby Vanuxem, l'augmentation de la demande de travailleurs freelance s'explique par les entreprises elles-mêmes. "Dans le secteur bancaire, de nombreux professionnels de l'informatique ont signé un contrat permanent il y a quelques années car il s'agissait d'une activité primordiale dans les banques. Les profils informatiques étaient donc très prisés mais ils n'hésitaient pas à passer d'une banque à l'autre au cours de leur carrière", précise-t-il.

"Par conséquent, les banques ont du mal à attirer de nouvelles personnes et ont réalisé qu'il n'était plus possible de garder toute leur expertise en interne. Elles ont alors commencé à externaliser leurs tâches en fonction des compétences dont elles avaient besoin. Finalement, les banques ont recruté des spécialistes IT en tant que freelance au lieu de payer des employés à temps plein."

Gagner 40 pour cent de plus comme infirmière à domicile indépendante

La tendance au travail en tant que freelance est présente dans d'autres secteurs où la demande est relativement élevée. L'attitude au sein des secteurs de la construction et de la comptabilité change d'année en année. "Les jeunes diplômés apprennent les ficelles du métier de comptable dans les grands bureaux pour ensuite travailler comme indépendants quelques années plus tard", constate Robby Vanuxem.

"Même au niveau des soins infirmiers - un travail en pénurie avec des horaires irréguliers et des déplacements fréquents - la tendance à la privatisation s'est déployée. Le nombre d'infirmières à domicile indépendantes a fortement augmenté. Elles peuvent choisir leurs horaires et gagner entre 30 et 40% de plus que si elles avaient opté pour un contrat permanent." Cette forte augmentation signifie-t-elle qu'il n'y aura plus aucun employé à temps plein d'ici quelques années ? "Non, mais la hausse de telles tendances fera disparaître les professions en pénurie pour arriver à une situation plus équilibrée entre les employés permanents et les travailleurs freelance."

Hors des frontières

Un travailleur avec un contrat d'employé, un bagage de connaissances spécifiques, de la flexibilité et de la mobilité qui décide de se lancer en tant que freelance peut très bien proposer ses services hors de nos frontières. "Par rapport à 2010, près de 30% de jeunes supplémentaires sont partis travailler à l'étranger l'année passée. De nos jours, les questions que l'on se pose sont le nombre d'années que ces personnes resteront à l'étranger et si elles reviendront un jour avec plus de compétences et de connaissances", conclut Robby Vanuxem.

D'un diplôme de master en biotechnologie à un travail de freelance spécialisé en données scientifiques

Bart Aelterman (30 ans) est titulaire d'un diplôme de master en biotechnologie. Sa thèse comprenait deux volets : la biologie et l'informatique. Un doctorat en bio-informatique était une suite logique au niveau de sa carrière. "J'ai toutefois décidé d'arrêter parce que j'ai remarqué qu'il y avait plus d'opportunités de carrière dans l'informatique que dans la biologie."

Bart Aelterman eut ensuite l'opportunité de travailler au sein du service informatique de l'Institut de protection de la nature et de gestion de la forêt. "Il y a six mois, j'ai pris la décision de travailler comme freelance spécialisé en gestion de données scientifiques. Je recherche par moi-même des missions temporaires et suis parfois sollicité par mon réseau de contacts. De plus, je consulte des sites d'emploi et j'y poste mon CV. Il arrive aussi que l'on me contacte spontanément", explique Bart Aelterman.

Depuis peu, Bart travaille en tant que freelance pour le site d'e-commerce Vente-Exclusive.com basé à Sint-Pieters-Leeuw, et ce pour une période d'un an. "La société emploie actuellement trois cents personnes et est active dans différents secteurs avec une spécialisation dans la mode et le lifestyle. Elle se distingue des autres en proposant des réductions avantageuses sur des marque renommées."

La spécialisation porte ses fruits

En tant que gestionnaire de données scientifiques, la tâche de Bart Aelterman implique une collecte d'informations pertinentes. "Nous essayons de prédire ce qui peut être intéressant pour certains visiteurs de la boutique. Il s'agit d'un métier passionnant où je peux développer pleinement mes talents. Je travaille principalement dans les bureau de Vente-Exclusive.com et, un jour par semaine, je fais du télétravail", précise-t-il.

"En tant que freelance spécialisé en informatique, cela fait bien longtemps que je ne suis plus une exception. En effet, de plus en plus de gens font la même chose que moi et je considère chaque mission comme un nouveau défi et une opportunité d'apprentissage. Les connaissances acquises dans un projet augmentent ma valeur ajoutée en tant que freelance spécialisé", conclut Bart Aelterman.

(eh/jy) – Source : Freelancer Focus 2016, UNIZO 

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