Étudier l’histoire, devenir informaticien : l’engouement du secteur informatique

De plus en plus de personnes qui se retrouvent dans le secteur informatique ont effectué des études sans aucun rapport avec celui-ci. Que ce soit par le plus grand des hasards, après avoir suivi des cours du soir ou exprimé un certain intérêt pour cette technologie, bon nombre de personnes deviennent ainsi administrateurs réseaux ou programmeurs Java. Jonathan Barbier et Jens Vanden Meersschaut en sont deux exemples parfaits.

26 novembre 2018

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"Ce que vous savez faire est moins important que ce que vous êtes" (Jens Vanden Meersschaut, ancien employé de télévision désormais reconverti en informaticien).

"Purement par intérêt", voilà la manière dont Jens Vanden Meersschaut justifie ce qui l’a poussé à suivre des études d’histoire à l’université. "Cependant, tout au long de mes études secondaires, je m’étais dit que j’étudierais l’informatique. En sixième secondaire, j'ai changé d'avis au dernier moment et j'ai commencé à étudier l'histoire."

Jens n’a finalement jamais rien fait avec son diplôme d’histoire. Pendant ses études, un de ses amis effectuait un stage dans une régie télévisuelle et, un beau jour, celui-ci proposa à Jeff de le rejoindre dans l’aventure. "J’ai d’excellents souvenir de cette époque et cela m’a convaincu de la direction que je souhaitais donner à ma carrière. Après mes études d'histoire, j’ai suivi une formation supplémentaire en sciences de la communication et me suis retrouvé en stage à travailler sur un programme télévisé populaire. J’ai toutefois vite compris que la sécurité de l’emploi dans le monde de la télévision était très faible et que les emplois permanents n’étaient pas à la hauteur de mes attentes."

Déclic personnel

Au début de l’année 2016, Jens Vanden Meersschaut entra en contact via des connaissances avec l’enteprise Waeg, une société informatique bruxelloise qui assiste ses clients dans l’utilisation de Salesforce, un progiciel de gestion de la clientèle. "Je les ai appelés pour faire connaissance mais, au final, j’ai passé deux heures au téléphone avec le CEO (rires). La conversation s'est terminée par la question de savoir si je pouvais commencer à travailler chez eux la semaine suivante. Je pense que le fait que j’ai été engagé chez Waeg a beaucoup à voir avec un déclic personnel. Ce que vous savez faire est moins important que ce que vous êtes, votre attitude et votre envie d’apprendre."

"La télévision et l'informatique sont deux univers complètement opposés", poursuit Jens. Mais le cliché selon lequel la télévision est un monde en mouvement et branché où tout est possible et que l'informatique est plus rigide n’est pas du tout fondé. "Que du contraire, la télévision a ce côté fixe où une émission est une émission. Chez mon employeur actuel, la culture est celle d’une start-up. Il n’y a pas d’horaires de type 'nine to five', il se peut que des personnes travaillent le week-end, la variété est omniprésente dans le travail et chacun travaille sur différents projets. Non, je n'ai aucun regret d’être passé de la télévision à l’informatique."

Diplôme pas important

Le fait que l'informatique attire des perles rares n’est guère surprenant. C'est un secteur stimulant et très attractif. Les entreprises qui y sont actives recrutent en permanence de nouveaux talents. Le diplôme obtenu n’est généralement pas le premier élément pris en compte dans le processus de recrutement.

Jonathan Barbier travaille par exemple depuis 2003 chez Smals, l'organisation informatique commune des services publics belges en matière de sécurité sociale et de santé publique. Auparavant, il avait commencé une formation de philologie germanique qu'il n'avait toutefois pas terminée. "À l'époque, je travaillais comme employé administratif", dit-il. "Je faisais le lien entre les clients et les développeurs mais, à un moment donné, j’ai voulu être plus impliqué dans l'interprétation des problèmes et de la manière dont ils étaient résolus."

Jonathan a donc commencé à étudier l’informatique en cours du soir. "J'ai dû suivre plusieurs module mais il s'est vite avéré que je trouvais ma formation beaucoup plus intéressante que le travail que je faisais à l'époque", affirme-t-il. "Et c'est ainsi que je suis devenu développeur Java. De plus, je n’étais pas seul : dans mon équipe, deux personnes ont également suivi cette formation et sont désormais aussi développeurs."

Entre parenthèses

Jonathan ne regrette pas non plus son changement de cap. "Bien sûr, il ne faut pas sous-estimer une telle réorientation. Les cours du soir mettent votre vie sociale et familiale entre parenthèses. Vous avez donc besoin de discipline, de persévérance et, bien entendu, d’un intérêt de base pour les ordinateurs. Si ces éléments sont réunis, lancez-vous sans hésitation !"

(eh/ll)

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