5 mythes sur le travail au sein d'une start-up

Les start-ups ont aujourd’hui quelque chose de mythique. Des stéréotypes circulent à leur sujet et on imagine vite des bureaux tendance agrémentés de baby-foots, des ingénieurs surdoués et multi-diplômés, le tout géré par de jeunes entrepreneurs prodiges.

Or, certains clichés sont faux ou ne concernent pas la majorité des jeunes entreprises. Ils peuvent ainsi tromper les candidats à l’emploi croyant au mirage de la Silicon Valley ou d’autres qui craignent au contraire de ne pas convenir à l’environnement des start-ups. Essayons donc de distinguer le vrai du faux...

1. Vous devez être un génie de la technologie

L’univers des start-ups fait la part belle aux candidats calés en informatique et en technologies, certes, mais il ne faut pas nécessairement être la star des développeurs pour trouver une place. Par ailleurs, les profils issus d’autres domaines tels que le marketing, la gestion et la vente jouent un rôle clé dans la réussite des start-ups.

2. La semaine de 80 heures, les nuits blanches et le stress continu sont inévitables

Si les start-ups demandent souvent de s’investir corps et âme, on exigera rarement que vous passiez vos nuits sous votre bureau. Attendez-vous néanmoins à travailler dur, à des heures irrégulières et dans l’urgence. Amateurs d’un 9 à 5, s’abstenir ! Cela dit, pas mal d’entreprises modernes accordent beaucoup d’importance à un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle, à une flexibilité qui n’est pas seulement synonyme de sacrifices de la part des employés.

3. Start-up égale glamour

Oui, vous y avez plus de chances de trouver des gadgets dernier cri, des gens créatifs, une touche de folie dans l’aménagement, une autre façon d’organiser la collaboration et une effervescence propre au phénomène des start-ups. Cependant, une start-up n’est rien d’autre qu’une petite entreprise à ses débuts. Le véritable enjeu n’est pas de rencontrer un maximum de personnes connues à des soirées networking ; il s’agit bien de vendre un service ou un produit et cela demande avant tout beaucoup de travail.

4. Start-ups égale chaos et absence de structure

En réalité, cela dépend de la taille de la société, qui peut varier d’un gars tout seul dans son garage à une structure plus importante occupant un étage entier d’un immeuble de bureaux. Dans une équipe de 30 personnes, chacun a son domaine de spécialisation et sa place dans l’organigramme. Dans une équipe de 4 personnes, les membres ou associés assument le plus souvent de multiples tâches et les emplois du temps varient beaucoup d’un jour à l’autre. Le tout n’est pas désordonné et incohérent pour autant. Il y a même un grand avantage à travailler dans ce type d’environnement qui offre l’opportunité de développer ses responsabilités, de tester et d’orienter ainsi sa carrière vers un domaine précis au fur et à mesure que la société s’agrandit.

5. Le risque est inhérent aux start-ups

Ce mythe est... vrai. Les jeunes entreprises sont particulièrement vulnérables. Dans son rapport sur l’évolution du paysage entrepreneurial belge, le bureau d’études Graydon pointe le nombre de jeunes entreprises cessant leurs activités brièvement après leur création et dénonce la qualité minable de beaucoup d’entre elles.

En outre, celles qui ne se cassent pas la figure doivent souvent faire preuve d’une grande réactivité qui implique des changements au niveau de l’équipe. En revanche, ce problème de sécurité d’emploi est compensé par une autre forme de sécurité à long terme. Oubliez donc le risque et pensez à toutes les compétences que vous aurez l’occasion de développer au sein d’une bonne start-up et qui seront très utiles par la suite, où que vous alliez : la polyvalence, une bonne capacité d’adaptation, d’excellentes qualités relationnelles, pour ne citer que celles-là.

(sdb) - Source : brazencareerist.com 

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07/11/2013