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10 secrets que les recruteurs préfèrent garder pour eux

Même s’ils semblent parfois intimidants, sachez que les recruteurs veulent le meilleur pour vous et la société pour laquelle ils recherchent le bon candidat. Et pourtant, il leur arrive de ne pas mentionner certaines informations lors d'entretiens.

18 juillet 2019

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Alors que vous mettez toutes vos cartes sur la table, les recruteurs semblent souvent prendre leur temps pour se dévoiler. Voici certaines choses qu’ils ne vous ont peut-être pas confiées.

1. "Si vous aviez mieux négocié, nous aurions pu aller plus haut dans notre offre"

Les négociations salariales constituent souvent un challenge pour les candidats. Bon nombre d’entre eux acceptent la première offre qui leur est proposée parce qu’ils sont heureux d’avoir le poste ou du moins d’être éligibles. De plus, ils osent rarement faire une contre-offre par crainte de se voir refuser le job tant convoité.

Et pourtant, les recruteurs ne mettent jamais leur meilleure offre sur la table. Ils ont généralement une marge de manœuvre, et ce également en ce qui concerne les avantages extralégaux. Mais si vous vous contentez de l’offre de base, ils ne vous proposeront rien de plus.

Le message est donc d’essayer de savoir s'il y a plus que ce qui vous est proposé sur la table.

2. "Evitez l’utilisation excessive de 'mots à la mode', nous en tenons compte"

Il est intelligent de travailler avec des mots clés dans votre CV et votre lettre de motivation. Utilisez également un vocabulaire caractéristique à votre secteur et au poste en question mais évitez d'exagérer. N'essayez pas de paraître plus intelligent en utilisant des mots que vous ne maîtrisez pas totalement. L'authenticité est généralement plus appréciée. Ne vous cachez pas derrière ces 'mots à la mode'. Votre personnalité est plus importante pour les personnes avec qui vous allez travailler. Les managers accordent souvent plus de poids aux 'soft skills' qu'aux compétences individuelles.

3. "Après cette mauvaise première impression, vous n'avez plus aucune chance"

Nous n’insisterons jamais assez sur le fait que la première impression joue énormément lors d’une candidature. Peu de recruteurs parviennent à se défaire d'une mauvaise première impression. Ne pas rappeler après un appel manqué, être impoli ou porter une tenue vestimentaire négligée impactera vos chances d'être sélectionné au prochain tour. Il y a toujours une chance infime de sortir de cette impasse mais vous devrez redoubler d’efforts pour que le recruteur soit de votre côté.

Les recruteurs examinent souvent s’il y a ces 'affinités' plutôt que de déterminer si un candidat est spécifiquement qualifié pour le poste. D’autant plus si la personne avec laquelle vous vous entretenez est quelqu'un avec qui vous travaillerez à l'avenir. Une bonne interview est une conversation dans laquelle vous créez un lien avec l'intervieweur. Ne vous comportez pas comme un robot, montrez votre personnalité.

4. "Vos références n'ont pas plaidé en votre faveur..."

Si un responsable des ressources humaines ou un recruteur n'est pas sûr de son choix, il se peut qu'il contacte vos références. Si ces personnes n’ont pas grand-chose à dire à votre sujet, cela vous sera défavorable.

Veillez à ce que vos références sachent préciser vos traits de personnalité, les projets que vous avez réalisés, votre éthique de travail, votre façon de gérer le stress,… Mentionnez uniquement des personnes qui vous connaissent, savent comment vous travaillez et ne tariront pas d’éloges à votre égard.

5. "J'ai enquêté à votre sujet et j’ai découvert qui vous étiez vraiment"

Les recruteurs ne tiennent pas toujours compte des références que vous fournissez et enquêtent parfois derrière votre dos pour voir si vous avez des contacts communs auprès desquels ils pourraient se renseigner. Il n’y a rien de plus facile avec LinkedIn. Ce phénomène est appelé 'back-channeling' et constitue un moyen alternatif de collecter des références sur des candidats. N’oubliez pas de passer en revue votre liste de contacts et de voir les éventuelles personnes que connaît le recruteur.

Ne mentez pas sur votre CV. La vérité finit toujours par éclater, et ce bien plus vite que vous ne pourriez le penser.

6. "Nous avons déjà pourvu le poste en interne"

Malheureusement, cela se produit toujours et il est parfaitement légal de publier une annonce susceptible d'être remplie par un employé interne. De tels 'emplois fantômes' peuvent être très frustrant si vous recherchez une nouvelle position intéressante.

Mais pourquoi les employeurs publient-ils ces offres d'emplois ? Les responsables des ressources humaines insistent souvent sur le fait de donner une 'chance équitable' à quiconque se sent appelé à relever un nouveau challenge professionnel. Ils veulent donner le choix aux managers de choisir un collaborateur interne ou externe. Des études montrent qu'un candidat interne surpasse souvent un candidat externe parce qu'il a déjà eu l'occasion de faire ses preuves. Vous ne pouvez généralement rien faire contre cela.

Sachez bien évidemment que peu de recruteurs vous feront part de telles informations. En effet, il n’est jamais agréable de savoir que vous n’aviez que très peu de chances de décrocher ce poste que vous convoitiez tant.

7. "Vos derniers messages sur les réseaux sociaux se sont retournés contre vous"

Environ 80% des personnes qui vous recrutent consultent les médias sociaux lorsqu'elles examinent votre candidature. Veillez donc à un minimum de professionnalisme sur Internet et vérifiez bien vos paramètres de sécurité et de confidentialité. Vous pouvez poster de belles photos mais, si elles sont 'inappropriées' pour des employeurs potentiels, modifiez vos paramètres de visibilité.

Votre profil en ligne en dit long sur la personne que vous êtes et l’image que vous voulez renvoyer au monde extérieur. Les employeurs examinent ces informations pour déterminer votre background, votre identité, votre réputation mais aussi pour tirer la sonnette d'alarme. Vos profils (LinkedIn, Instagram, Facebook, Twitter, etc.) et votre activité en ligne correspondent-ils à l’image que vous laissez transparaître sur votre CV et dans votre lettre de motivation ? Personne ne va engager quelqu'un qui publie à gauche à droite qu'il déteste son travail ou son patron.

8. "Nous attendons encore la réponse de notre premier choix"

Le responsable des ressources humaines n’osera jamais ou rarement vous dire que vous êtes le plan B et qu’il attend toujours une réponse d’un autre candidat. Si vous devez attendre trop longtemps pour savoir si vous avez été sélectionné, c'est peut-être pour cette raison.

Ne prenez pas cela personnellement. Être numéro 2 est particulièrement difficile parce que vous ne pouvez pas progresser et on ne vous dit pas comment vous améliorer. Vous intéressez encore l’entreprise mais il y a souvent beaucoup de candidats et il est difficile de faire des choix. Les gens abandonnent souvent avant la fin du processus de sélection parce qu'ils changent d'avis ou obtiennent une meilleure offre ailleurs. Ce sont des opportunités supplémentaires pour vous. Pensez-vous que vous êtes maintenu sur la ligne de touche ? Cela signifie que vous en valez la peine et qu’ils ne veulent pas vous perdre. A vous de les convaincre que vous êtes le meilleur choix. Vous pouvez toujours aller voir ce qui se passe à la concurrence. Vous savez que vous êtes la meilleure personne pour le poste, faites-le savoir autour de vous.

9. "Le directeur est une personne avec laquelle il est difficile de travailler"

On vous dira dès lors que 'le manager place la barre haute' ou que les employés obtiennent l'espace dont ils ont besoin (mais pas plus)pour évoluer. "Déléguer" peut soudainement signifier que le patron assume toutes les tâches amusantes, vous refourgue la basse besogne ou s’attribue tous les honneurs.

Dans ce cas-ci, vous pouvez aussi procéder a du 'back-channeling'. Connaissez-vous quelqu'un dans l'entreprise ou quelqu'un pourrait vous renseigner à son sujet ?

10. "Le manager n'est pas préparé pour l'entretien"

Les recruteurs sont généralement bien préparés et savent quoi demander lorsqu'ils font face à un candidat. C'est leur travail. Si vous avez le patron devant vous, cela peut parfois ressembler à de l'improvisation. Il se concentre davantage sur ses sentiments et il se peut qu’il ne sache pas à l'avance quel profil il recherche. Il considère le processus de sélection comme un marché et analyse les candidats qui se présentent. Cela peut sembler une approche quelque peu confuse, mais elle offre certains avantages.

Devez-vous faire face à une telle situation ? Prenez les choses en main et posez des questions. Vous aurez immédiatement une idée de la personnalité de l'entreprise. Si votre entretien a lieu avec un recruteur, il s’agit d'un intermédiaire et il est parfois plus difficile de se faire une idée sur la culture de l’entreprise. Demandez par exemple ce que le manager attend d'un candidat, à quoi ressemble une journée de travail dans l'entreprise, à quoi ressemble le candidat idéal. Votre interlocuteur devra réfléchir à ce qu'il recherche et se trouvera face à un candidat motivé, déterminé et qui a confiance en lui. Au bout du compte, c’est vous qui décidez si vous souhaitez ou non travailler pour ce manager et cette entreprise.

Pensez-vous que le recruteur retient des informations ? Il ne s'agit pas de vous blesser, bien au contraire. Pensez-vous que toutes les cartes ne sont pas sur la table et que cela vous désavantage ? Quelque chose te tracasse ? Faites-le savoir à votre interlocuteur. Communiquez vos préoccupations ainsi que vos attentes à long terme.

(eh/ll) – Sources : Glassdoor/Express Business

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