Piratage et chantage : une double menace qui pèse sur nos entreprises

En croissance ces prochaines années, la cybercriminalité et les menaces à la divulgation d’informations sensibles signées par des hackers toujours plus rusés. Telles sont les prévisions bien tristes d’Adjiedj Bakas, auteur d’un livre sur la question.

Comment les cyber criminels manœuvrent ils de nos jours? Tout d’abord, ils paralysent le réseau d’une grande entreprise. Ensuite ils cherchent à mettre la main sur l’information la plus précieuse possible. Pour finir par remettre le réseau sur pied, quand cela les arrange. Et puis, vient le chantage : si l’entreprise ne paie pas, un second hack suivra, plus important encore que le premier, et tout retour à la situation normale sera impossible. Et on réclame de l’argent, beaucoup d’argent, sous peine de publier l’info volée.

Et oui, cela marche. Selon le service de renseignements américain, ce sont plus de 100 000 entreprises qui seraient victimes de piratages de ce type.

Nous sommes tous en danger !

Mais les particuliers aussi en sont de plus en plus victimes, de phishing par exemple. La technique qui consiste à identifier les données personnelles d’un utilisateur de homebanking pour vider son compte bancaire. Ou pour faire du chantage en promettant contre de grosses sommes de taire l’info obtenue via hacking sur des sites de rencontres ou des plateformes pornographiques.

Mais dérober des données personnelles et sensibles via internet, est-ce réellement si facile ? Oui apparemment. « Hacker est si simple parce que l’internet actuellement n’est pas prévu pour supporter une utilisation par un millier de personnes », explique Bakas. L’internet tient avec des rustines. Les très vieux ordinateurs des années 80 du siècle passé sont provisoirement couplés à des ordinateurs de dernière génération. Les informaticiens de la génération X ne savent pas comment leurs collègues de la génération Y travaillent et pensent. Résultante de toute cette mauvaise communication, combinée aux manquements techniques, les abus de type hacking.

Il y a hacker et hacker

Ils sont tous dangereux. Voici à qui vous pouvez avoir à faire en 2013. « Vous avez les jeunes de 16 ans avec une queue de cheval qui s’adonnent au hacking rien que pour tester leurs connaissances et leurs compétences », explique Bakas : « Les collectivités de hackers style Anonymous, des organisations menées sous le mode militaire, brassent en outre beaucoup d’argent. Mais il existe aussi de grandes bandes criminelles, souvent des anciennement constituées autour de la vente de stupéfiants, et qui sont de plus en plus souvent actives dans la cyber criminalité. »

A ce que l’on entend, la mafia tirerait déjà plus de 50% de son chiffre d’affaire de la criminalité sur internet, même si le but ne se limite encore ‘que’ très souvent à en faire une activité écran pour détourner la police et la justice du ‘gros travail’.

Enfin, les hackers d’Etat travaillent sur mission de pays pour hacker des secrets d’entreprises (inter)nationales, ou parfois pour mettre ko des régions ou des nations entières. Les banques sud coréennes qui viennent de se faire attaquer étaient victimes de hackers de Corée du Nord et de Chine, par exemple. Quel est le pays qui compte actuellement les hackers d’état les plus actifs ? La république islamique d’Iran qui s’en est pris aux pays de l’Ouest.

Engager un hacker

De la Russie Blanche vous pouvez très facilement engager, pour 300 dollars, un hacker de 16 ans et mettre à mal la réputation de votre concurrent, de votre voisin ou de qui vous voulez, au moyen de fausses photos par exemple. Avec un tel job, un jeune hacker peut se faire facilement 6000 dollars par mois.

Sources : Express.be

13/05/2013

  • 13 mai 2013