Discrimination
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Le télétravail n'arrête pas le harcèlement au bureau

harcèlement au bureau
Le nombre de cas de harcèlement moral au travail ne diminue pas avec le télétravail. Ceux-ci se déplacent même vers la sphère numérique. Les principales formes d'intimidation sont la rétention d'informations, les commérages et les commentaires répétés au sujet d’une erreur.

Telle est la conclusion d'une enquête réalisée par le groupe Idewe, un service externe de prévention et de protection au travail, auprès de près de 40.000 salariés belges. 6,4% d'entre eux ont connu un comportement de harcèlement au cours des six derniers mois de l’année 2021. Il s'agit d'une augmentation du nombre de dossiers en matière d'intimidation.

Et pourtant, les collègues sont la solution plutôt que la cause du problème, souligne Lode Godderis, CEO d'Idewe. "Les commérages, les insultes et l'exclusion sont des comportements dont vous percevez généralement des signaux, même en tant qu'employé non impliqué. Ensuite, vous pouvez offrir un soutien à la victime, parler aux intimidateurs de leur comportement ou même en informer votre employeur", poursuit Lode Godderis qui précise que le bon choix dépend du caractère, de la situation, des souhaits et du bien-être de la victime.

Extra : Quel comportement indésirable est-il le plus courant sur un lieu de travail ?

Hommes

Il est frappant de constater que les hommes signalent plus souvent les comportements d’intimidation que les femmes. Cela est en partie dû au type de travail qu’ils effectuent et au secteur dans lequel ils évoluent. Les hommes déclarent beaucoup plus fréquemment que les femmes être confrontés à des types d'intimidation spécifiques tels que la « rétention d'informations » (47% d'hommes contre 38 % de femmes), les « commentaires répétés à propos d'erreurs » (32% contre 24%) et les « blagues inappropriées » (14% contre 6,5%).

Enfin, les différences d'âge sont moins importantes, bien que les personnes de moins de 45 ans subissent un peu plus de harcèlement que les personnes de plus de 45 ans.

CHECK : Qu’est-ce qui rend les collaborateurs heureux ?

Comportement d'intimidation courant

(en pourcentage d'employés victimes de harcèlement)

  1. Rétention d'informations qui rend le travail difficile (42,7% en souffrent au moins occasionnellement)
  2. Commérages (42,1%)
  3. Commentaires répétés sur une erreur (28,1%)
  4. Exclusion (17,2%)
Lisez aussi : A quel point le Belge est-il heureux au travail ?

(wv/eh) - Source : Idewe


18 mars 2022
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