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Le télétravail pour économiser des milliards ?

Economiser des milliards grâce au télétravail, c’est possible d’après une étude du bureau de consultance PwC. Celle-ci met en avant les vertus économiques, sociales et environnementales du travail à domicile, qui ne présente toutefois pas que des avantages.

Le télétravail, une réponse à la crise ? Les recherches de PwC, menées aux Pays-Bas, montrent que si 20% de la population active travaillait chaque semaine un jour à la maison, le pays pourrait économiser près de 2 milliards d’euros. Avec deux journées consacrées au télétravail, le gain s’élèverait à 3 milliards.

Bénéfique pour l’entreprise

Les entreprises ont tout à y gagner. Réduction des espaces de travail, des coûts de transport, possibilité d’attirer de nouveaux talents sans que la distance ne soit un frein, amélioration de la productivité et de l’efficacité… Le télétravail est sur le papier très attractif pour l’employeur.

Un attrait similaire du côté des travailleurs ? Selon un sondage mené auprès de 5 000 individus, 40% d’entre eux se montrent enthousiastes quant à l’idée d’exercer leurs fonctions à domicile. Il faut dire que les avantages sont alléchants : gain de temps, flexibilité accrue, stress diminué… Mais la plupart des interrogés souhaitent d’abord obtenir plus d’informations sur les conditions exactes du télétravail, et des accords clairs et précis avec leurs employeurs en cas de passage à l’acte.

Des risques pour le travailleur ?

Pour l’employé, la frontière entre travail et maison peut en effet rapidement s’amincir et les heures supplémentaires devenir règle plutôt qu’exception. De plus, le risque de voir les contacts avec les collègues se diluer est bien réel et la motivation peut parfois en faire les frais.

Télétravail et environnement

D’après PwC, généraliser le télétravail retirerait de la circulation près de 180 000 voitures par jour aux Pays-Bas. Cette diminution du trafic routier engendrerait ainsi une forte baisse des accidents de la route et des émissions de CO2. Des hypothèses confirmées par une étude américaine de 2009 qui a calculé que les 3,9 millions de télétravailleurs américains sont à l’origine d’une économie de 3,2 milliards de litres d’essence chaque année. Soit 14 millions de tonnes de CO2 en moins dans l’atmosphère !

Des voix divergentes se font toutefois entendre à ce sujet. Des chercheurs de Bekerley estiment ainsi que le télétravail entraîne une surconsommation individuelle d’énergie supérieure aux bénéfices réalisés par la réduction du trafic automobile. Un télétravailleur consommerait ainsi davantage en restant chez lui qu’en utilisant de l’énergie ‘collective’ au bureau.

Suivre l’exemple des Pays-Bas ?

Les bataves ont clairement dit ‘oui’ au travail à domicile. Une « semaine du télétravail » a notamment été inaugurée récemment. Le procédé y est adopté par près de 50% des entreprises, le nombre de télétravailleurs représente lui plus de 30% de la population active. Face à ces chiffres, la Belgique doit-elle réagir ? Selon une étude de la Belgian Teleworking Association réalisée en 2010, seuls 18,8% des employés belges pratiquent le télétravail, le plus souvent de façon occasionnelle.

En Belgique, le télétravail est régi par la convention collective de travail CCT 85. Il doit ainsi se faire sur base volontaire. L’accord doit figurer explicitement dans le contrat de travail et être conclu individuellement pour chaque télétravailleur. 

(jt) 

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