Vol de données de l’entreprise : devinez qui est le malfaiteur ?

Selon une enquête d’Iron Mountain, société active en gestion de l’information, un tiers des employés se porteraient responsables lors de leur départ du vol d’infos confidentielles. Qui plus est, plus de la moitié disent préférer des infos de clients à caractère sensible.

Naturellement les infos ultra sensibles sont la cible des salariés changeant d’employeur. Nombreux confient aux enquêteurs n’avoir aucun scrupule à le faire une fois qu’ils quittent leur entreprise pour de bon. 51% des travailleurs européens iraient se servir dans la base de données des clients, ignorant la loi sur la protection des données ou feignant de le faire.

Quels sont les objets du larcin ?

  • des présentations [pour 46% des employés],
  • des propositions [pour 21%],
  • des plans stratégiques [pour 18%]
  • des feuilles de route de produits/services [pour 18%]

Bref des données ultra sensibles pour l’(ancien) employeur.

Quel est le mobile du vol ?

  • Ceux qui démissionnent voleraient sans intention malveillante.
  • 2/3 déclareraient même prendre des informations qu’ils estiment avoir contribué à produire.
  • 72% considèrent ces informations potentiellement utiles à leur nouveau poste.

En cas de licenciement, 1/3  avouent éliminer délibérément des informations confidentielles ou en échanger.

A qui la faute après tout ?

A l’entreprise qui n’émettrait pas de règles de gestion de l’information et seraient donc partiellement responsable de la dérive. C’est ce que relève Marc Delhaie, PDG d’Iron Mountain France qui souligne que pour la ½ des sondés seulement, les infos confidentielles sont identifiables comme telles et qu’un tiers dit ignorer l’existence de règles qui stipulent les informations qui sont exportables et celles qui ne le sont pas.

Source : entreprendretoday.be

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21/08/2012