Voici comment trouver du travail à plus de 50 ans

"Un élément important dans un switch de carrière est le fait de réaliser que vous ne devez pas le faire tout seul" (Annelies Quaegebeur, coach de carrière).

Vous avez plus de 50 ans et songez à changer d’emploi ? Bien que la discrimination en fonction de l’âge soit interdite par la loi, il semblerait qu’il y ait du travail à faire dans la pratique.

Dans notre société, les connaissances sont très appréciées. Il est dès lors étonnant que les personnes âgées connaissant énormément de choses et ayant des années d'expérience à leur actif aient plus difficile à trouver un nouvel emploi...

7 conseils pour trouver plus facilement du travail à plus de 50 ans !

1. Chassez vos pensées négatives

"Nous comptons de plus en plus de personnes de plus de 50 parmi nos clients", explique la coach de carrière Annelies Quaegebeur. "Selon moi, le problème est que la plupart d’entre elles s’auto-sabotent."

Beaucoup de personnes âgées de plus de 50 ans pensent que…

  • ... elles sont trop vieilles.
  • ... elles ne peuvent plus changer (acquérir des compétences à l'aide de nouveaux systèmes,...).
  • ... les jeunes n’attendent rien de leur part.
  • ... elles ne pourront pas gagner le même salaire ailleurs.
  • ... elles ne sont plus à jour avec le marché et les dernières techniques d'entretien d’embauche.

"Ces pensées conduisent souvent à de la prophétie auto-réalisatrice. A cause de cet état d’esprit, ces personnes trouveront beaucoup moins (vite) un emploi. Un de mes conseils pour y remédier est le suivant : soyez prudent avec vos pensées et optez pour des sentiments (au minimum) neutres ou de préférence positifs."

Voici quelques exemples de la manière dont une pensée négative devient positives :

  • "Je suis trop vieux" vs. "J’apporte beaucoup d’expériences tant personnelles que professionnelles."
  • "Je ne peux plus changer" vs. "Je prends peut-être (un peu) plus de temps aujourd'hui mais mon intégration sera d’autant plus profonde."
  • "Les jeunes n’attendent rien de ma part" vs. "Travailler avec les jeunes est une solution win-win tant pour eux que pour moi."

"Je rencontre bien évidemment aussi des personnes de 50 ans qui sont très enthousiastes et optimistes. C’est vraiment agréable à voir et je peux également en profiter...", poursuit Annelies Quaegebeur.

2. Construisez votre marque personnelle

"Votre marque personnelle est votre 'proposition unique de vente' (comme on le dit si bien dans le monde des affaires). Cela semblera évident pour certains mais il y a beaucoup de personnes de plus de 50 ans qui ne pensent pas à peaufiner leur image afin de booster leur carrière professionnelle. Les médias sociaux sont indispensables. Même si vous n’avez pas grandi en leur compagnie, il est important d’y être présent dans la mesure du possible. Qu'en est-il de votre activité sur Facebook, LinkedIn et Twitter ? Utilisez-vous ces canaux pour tisser des liens avec d'autres professionnels dans votre secteur ? Si nécessaire, vous pouvez leur demander de l'aide ou leur poser des questions. Si vos futurs employeurs ou clients vous voient réagir en ligne au sujet de quelque chose qui touche à votre domaine d’expertise, vous ne pourrez qu’en bénéficier", affirme Annelies Quaegebeur.

"Assurez-vous que vos informations professionnelles soient à jour sur LinkedIn et utilisez une photo récente. Pourquoi ? Les employeurs potentiels ou vos clients effectueront certainement une recherche sur Google quand ils recevront votre CV, assurez-vous de sortir du lot et faites clairement transparaître ce qui se trouve dans votre curriculum vitae."

Votre présence en ligne est un outil publicitaire totalement gratuit pour dire qui vous êtes et ce que vous faites (et non, vous devez pas étaler toute votre vie privée en ligne).

3. Vous ne devez pas le faire seul

"Un élément important dans un switch de carrière est le fait de réaliser que vous ne devez pas le faire tout seul. Amis, famille, connaissances, voisins, et (anciens) collègues se feront un plaisir de vous donner un coup de main. Ils seront soit une oreille attentive, une épaule sur laquelle se reposer, un regard critique... N’hésitez-pas à leur demandez de l'aide lorsque vous en avez besoin."

"Partagez vos idées, demandez à d'autres personnes quelles sont vos forces et vos faiblesses, réfléchissez aux différents projets au sein desquels vous aimeriez vous engager,… Tous les contacts que vous avez sont précieux et ne feront qu’élargir votre champ d’action. Allez à des évènements de networking, rencontrez de nouvelles personnes et, qui sait, l’une d’entre elles sera peut-être votre mentor, votre employeur ou votre client. Récoltez leurs cartes de visite, entrez en contact avec elles sur LinkedIn et veillez à ce que l’on se souvienne de votre nom. Vous pourrez également obtenir l'aide des agences de recrutement. Certaines recherchent spécifiquement des employés 'anciens'. Nestor en fait partie", explique Annelies Quaegebeur.

4. Prouvez que vous êtes flexible

Malheureusement, vos employeurs potentiels douteront de votre flexibilité. Ce préjugé est fort présent de nos jours. Lors de votre entretien d’embauche, concentrez-vous sur les choses que votre futur patron a envie d’entendre. Dites par exemple que vous pouvez facilement traiter avec des collègues plus jeunes ou même un chef moins âgé que vous. Insistez sur votre ouverture d’esprit à l’égard de nouvelles opportunités, votre curiosité et votre envie de développer de nouvelles compétences. Le simple fait de dire que vous êtes flexible ne suffit pas. Partagez des exemples concrets, c’est la seule et unique manière de convaincre votre interlocuteur.

5. Démontrer comment pourrez renforcer l'entreprise

Votre expérience est votre atout. A plus de 50 ans, vous devez croire en vous. En tant que travailleur 'ancien', vous avez beaucoup de qualités que vos collègues plus jeunes ne pourront jamais égaler. Vos années d'expérience et de succès vous aideront à évaluer soigneusement les situations, ce qui est bénéfique pour traiter avec des clients (difficiles). Vous verrez toujours un contexte plus large, trouverez plus rapidement des solutions, aboutirez à des compromis viables, etc. Il s’agit de qualités d’une grande valeur pour une bonne coopération sur un lieu de travail ! Illustrez le tout à l’aide d’exemples concrets.

6. Faites-vous introduire

Il peut être difficile de convaincre les employeurs que vous ne connaissez pas de vos qualités. Assurez-vous d'utiliser des contacts qui vanteront votre plus-value. Le réseau que vous avez tissé sur toutes ces années est inestimable. Utilisez-le à bon escient. Regardez autour de vous si quelqu'un est à la recherche de main d’œuvre supplémentaire. Laissez-vous introduire à des employeurs potentiels grâce à des contacts. Avec une bonne introduction et des références de qualité, vous aurez déjà franchi quelques étapes du processus de sélection.

7. Rédiger un plan d'action

"Lorsque vous avez retranscrit vos objectifs, il est important d’indiquer quelles sont les étapes (intermédiaires) pour les atteindre et la date à laquelle vous devez y parvenir. Rappelez-vous que certaines étapes peuvent nécessiter une formation ou l’intervention d’une tierce personne. N’oubliez pas de prendre ces éléments en compte", déclare Annelies Quaegebeur.

"Même si vous êtes encore temporairement actif dans un travail qui vous rend malheureux, assurez-vous de pouvoir cocher chaque jour un petit quelque chose sur votre plan. Même s’il s’agit simplement de parler à quelqu'un, de participer à une formation gratuite en ligne, de lire une page ou un chapitre d'un livre, de faire des recherches en ligne,... chaque étape est un petit pas en avant !"

"N’oubliez-pas de garder à l’oeil vos objectifs à long terme pendant que vous vaquez à vos activités quotidiennes. Cela continuera à vous rappeler pourquoi et comment vous franchirez ces étapes."

"Enfin, mon conseil le plus important est le suivant : soyez simplement vous-même et faites preuve d’optimisme !"

(eh/jy) 

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28/06/2017