Un taux de chômage élevé laisse des traces sur les fiches de paie

Les personnes diplômées pendant une période où le taux de chômage est élevé le remarquent encore 10 ans plus tard sur leurs fiches de salaire. C’est à cette conclusion qu’arrivent les chercheurs de l’Université de Gand après avoir enquêté auprès de jeunes ayant fait leur entrée sur le marché du travail entre 1994 et 2004.

4 novembre 2014

Partager

"les hauts-diplômés trouvent du travail, mais celui-ci est en dessous de leurs capacités, moins bien rémunéré et offre moins de perspectives." (corinna ghirelli, membre du département d'economie sociale à l’université de gand).

En arrivant sur le marché du travail à un moment où le taux de chômage est élevé, il semblerait que les diplômés en subissent encore les conséquences dix ans plus tard. En effet, ceux-ci gagnent nettement moins que des personnes ayant commencé à travailler à un moment où le plein emploi battait son plein.


Tels sont les propos déclarés par Bart Cockx et Corinna Ghirelli, membres du département d'Economie Sociale à l’Université de Gand. Pour affirmer leurs conclusions, ils ont analysé les résultats de sondages réalisés par le Centre de recherche des Etudes et Orientations scolaires. L'échantillon était composé de 3.514 Flamands nés en 1976, 1978 et en 1980. Leurs âges respectifs étaient de 23, 26 et 29 ans.

Moins bien payés

De leur analyse, ils déduisirent que les personne faiblement scolarisées terminant leurs études lorsque l’économie était peu florissante gagnaient environ 4,5% de moins que ceux qui avaient quitté les bancs de l'école lors d'une année où le marché de l'emploi était plus faste.


Ces personnes gagnent surtout moins d'argent parce qu’elles trouvent difficilement du travail et se retrouvent donc plus rapidement et plus longtemps au chômage.


"Si vous chômez après avoir quitté l’école, vous perdez bien souvent vos aptitudes et votre motivation. Ensuite, vous avez tendance à changer souvent de travail, bien longtemps après avoir fini vos études, et vous connaissez entretemps des périodes d’inactivité", prétend Bart Cockx.

Sous-exploités

En ce qui concerne les haut-diplômés accédant au marché de l’emploi par temps de chômage élevé, ils gagneraient jusqu’à 6% de moins que s’ils avaient démarré leur carrière à un meilleur moment. Contrairement aux personnes d'un niveau de scolarité moins élevé, cela s’explique par un salaire horaire inférieur et non parce qu’ils ont connu une période de chômage.


"Les hauts-diplômés trouvent du travail, mais celui-ci est généralement en dessous de leurs capacités, moins bien rémunéré et offre moins de perspectives. D'une part, ils acquièrent des compétences qui ne sont pas utiles dans le cadre d’emplois intéressants. D'autre part, en raison de la rigidité du marché du travail, ils n’ont pas accès aux meilleurs emplois. L’écart se creuse ainsi par rapport aux groupes ayant eu la chance d’achever leurs études lorsque tout allait bien", explique Corinna Ghirelli,

(EH) (SC) 

Soyez le premier à recevoir nos actus et astuces

Plus de 440.000 utilisateurs recoivent nos astuces

Jobs recommandés

Vous voulez également gagner plus, des collègues plus sympas ou moins d'embouteillage ?

Le job a été sauvegardé

Vous pouvez retrouver vos jobs sauvegardés en bas de cette page, mais également sur la page d'accueil ou dans Mon Jobat.

Pour pouvoir les consulter également sur d'autres appareils, connectez-vous.