Travailler dans une start-up : voilà ce à quoi s'attendre

"Nous ne voulons pas faire le travail de l'autre. Par conséquent, nous éprouvons un grand respect pour les tâches de chacun" (Jorik van den Bosch et Eva Verbeke).

Jorik a commencé sa carrière en tant qu'ingénieur de qualité chez Volvo Trucks et Eva était business analyst chez Deloitte. Très vite, ils ont opté pour un nouveau défi au sein de l'entreprise Thingit, une start-up spécialisée en propriété intellectuelle. Tous deux ont des emplois différents mais ils sont très complémentaires. En quoi consiste le travail dans une start-up ?

"Une grande organisation, ce n'est pas mon truc. De plus, je ne retrouvais pas ma passion pour l'entrepreneuriat et l'innovation dans mon premier emploi", explique Jorik van den Bosch, 26 ans et titulaire de deux masters (technologie aéronautique et économie d'entreprise). C'est par le biais d'une offre d'emploi qu'il atterrit chez Thingit. "Le poste vacant était assez général et laissait place à diverses possibilités d'évolution. J'ai été engagé comme business developer et j'approche les entreprises afin de les convaincre des possibilités qu'offre la technologie du brevetage."

Une start-up est de toute façon moins structurée qu'une organisation comptant des centaines d'employés. "Au début, il fallait définir qui occupait tel poste et quelles étaient les responsabilités de chacun. Tout est désormais en place. Ici, les horaires de type 'nine to five' n'existent pas, ce qui rend les journées de travail d'autant plus passionnantes", poursuit-il. Se développer davantage, que ce soit de manière structurée ou non, est tout à fait envisageable. "Entretemps, j'ai suivi une formation en vente et suis actuellement coaché par un business developer expérimenté. Il n'est pas nécessairement question de possibilités de croissance personnelle mais plutôt du développement de l'entreprise dans son ensemble."

Plus près de chez soi

Jorik travaille en étroite collaboration avec Eva Verbeke, 24 ans et titulaire d'un master en sciences informatiques. Pour son premier emploi, elle faisait tous les jours le trajet de Gand à Bruxelles. Le travail lui plaisait mais les déplacements devenaient trop pénibles. Elle était à la recherche d'un nouvel emploi plus proche de chez elle et c'est par hasard qu'elle tomba sur son employeur actuel. "Un camarade de classe avait publié une annonce sur Facebook à propos d'un poste vacant chez Thingit", c'est là que tout a commencé. Je travaille ici depuis septembre 2016. J'explore les possibilités d'une technologie brevetée puis Jorik prend le relais et essaye de la vendre sur le marché."

Selon Eva, travailler dans une petite organisation offre une série d'avantages. "Je ressens une flexibilité en termes d'heures de travail et de contenu des tâches. Il y a toujours de l'espace pour passer d'un dossier à l'autre ou traiter une urgence", raconte-t-elle. En tant qu'informaticienne, Eva s'occupe de toute l'infrastructure informatique de l'organisation, ce qui lui assure un travail varié. "Un autre point positif est que j'acquiers de plus en plus de responsabilités et que je peux prendre l'initiative de lancer des nouveaux projets. Entretemps, j'ai assisté à une conférence traitant de la recherche de brevets et suivi une formation sur les enquêtes en matière de brevets. Tout cela me permet de me sentir très à l'aise au sein de cet environnement inovant", conclut Eva Verbeke.

Collaborer est le message

Dans une start-up ou une jeune entreprise, il est plutôt question des travailleurs et de l'équipe que du modèle de l'organisation proprement dit. "Eva et Jorik forment un duo parfait", explique Wouter Vandamme, directeur général de Thingit. Jorik travaille sur le terrain et fait la promotion des technologies créées par Eva. "Ils sont complémentaires et prennent en charge le travail de l'autre si cela s'avère vraiment nécessaire. Je pense qu'Eva ne voudrait pas faire le travail de Jorik et inversément. Par conséquent, ils éprouvent beaucoup de respect vis-à-vis de leurs tâches respectives. La collaboration est primordiale chez Thingit", conclut Wouter Vandamme.

 

(eh/jy) 

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17/01/2018