Travailler à l’étranger avec 'Erasmus +'

"Quand vous arrivez sur le marché du travail, vous avez intérêt à ce que votre profil ressorte parmi ceux des candidats ayant le même diplôme que vous." Yacin Marzouki, ancien étudiant Odisee.

Via le programme Erasmus, les étudiants peuvent suivre une partie de leur formation à l’étranger. Il est également possible de se faire une expérience de travail avec un stage international. Yacin Marzouki, ancien étudiant d’Odisee Bruxelles, a même trouvé un emploi fixe en agissant de la sorte.

Yacin Marzouki (25 ans) étudia d’abord les sciences commerciales. Cette orientation lui semblait trop théorique, et il décida de se réorienter vers l'école Odisee (anciennement HUB) en gestion d’entreprise. Il eut alors la chance de partir en Suède grâce à une bourse Erasmus. A l’époque, il était principalement occupé à travailler sur un projet de stage ayant pour thématique la question suivante : comment une ville peut-elle augmenter son pouvoir d’attraction grâce au city marketing ?


Suite à cette aventure positive, Yacin voulut étoffer son expérience internationale. Ses raisons étaient multiples : "Dans les cours de marketing, vous apprenez que chaque produit doit se distinguer pour avoir du succès. Quand vous arrivez sur le marché du travail, vous avez intérêt à ce que votre profil ressorte parmi ceux des candidats comparables. Beaucoup d’étudiants vont en Erasmus, mais l’expérience à l’étranger est plus rare."


Stefaan Debrabandere (Odisee) encouragea Yacin à solliciter une bourse Leonardo Da Vinci. Ce programme européen (rebaptisé Erasmus +) aide les jeunes diplômés à se faire une expérience professionnelle dans un autre pays pendant six mois. Cette période de stage compte comme période d’attente pour une éventuelle indemnité de chômage. "Nous collaborons avec Toyota Boshoku, un fabricant de pièces détachées pour l’industrie automobile ayant un siège situé à Zaventem", indique Stefaan Debrabandere. "Yacin a reçu une bourse pour aller travailler dans leurs bureaux à Munich."

Contrat à l’issue du stage

Yacin a rejoint le département des achats où un projet lui fut attribué pour calculer le 'lead time' des pièces détachées. "Lorsque vous en commandez, il faut du temps pour régler les machines et produire les pièces. J’ai développé et programmé un logiciel avec lequel vous pouvez calculer combien de temps cela prend", explique Yacin. Pendant son stage, il se familiarisa avec la culture de travail en Allemagne. "Les Allemands sont très directs. Ils ne commencent pas par papoter à votre bureau mais disent tout de suite ce dont ils ont besoin. La structure est aussi très hiérarchisée. En Belgique, vous pouvez encore aller boire une bière avec votre patron après le travail. En Allemagne, c'est moins courant."


A l’issue de son stage, Toyota Boshoku München lui offrit un contrat mais le siège belge se montrait également intéressé. Pour Yacin, ce fut un choix difficile mais il est finalement resté en Belgique. "Le pays où vous avez grandi reste une partie de vous-même et je ne me voyais pas tout abandonner du jour au lendemain." A présent, Yacin est engagé en tant que project manager chez Toyota Boshoku Zaventem.


"Un tel stage à l’étranger n’est pas donné à tout le monde", poursuit Yacin. "En Erasmus, vous êtes accueilli dans un groupe. A Munich, j’étais tout seul. Cela demande une plus grande persévérance." Stefaan Debrabandere le suit. "Ce n’est pas donné à tout le monde. Je ne forcerais personne à aller à l’étranger mais, si vous voulez tenter l'aventure, c’est un enrichissement à bien des égards."


(eh/sc) Source : www.flandersknowledgearea.be 

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31/05/2017