Sommes-nous prêts à tout pour notre travail ?

La plupart des travailleurs sont prêts à faire beaucoup pour leur travail. La coach de carrière Karin de Water le constate dans ses entretiens de tous les jours et cela se confirme au vu des conclusions d'une enquête de SD Worx.

Voici quelques chiffres notables qui ressortent de l’enquête que SD Worx a menée en Belgique auprès de 3.471 actifs :

  • 69% font des longues journées ou sont prêts à travailler le week-end
  • 42% sont disposés à se former à leurs frais pendant leur temps libre
  • 54% sont d’accord pour partir souvent en mission à l’étranger
  • 91% sont prêts à étudier pendant leurs loisirs aux frais de leur employeur
  • 40% seraient d’accord de déménager à l’étranger
  • 35% accepteraient de déménager en Belgique
  • 27% se résigneraient à postposer leur désir d’enfant
  • 16% sont prêts à passer plus de trois heures sur la route

« On le voit bien, ce sont là des sérieux sacrifices. Le Belge actif en fait donc beaucoup dans son travail », raconte Katrin de Water, coach de carrière. « Mais pas n’importe quoi tout de même Les limites qu’il pose ? Sa famille et sa mobilité. On n’accepte pas que sa famille souffre de son nouveau job. Et être longtemps sur la route ainsi que déménager affichent aussi de nettement moins bons résultats. »

Une vie pleine de jobs différents

Nous nous donnons à fond parce que nous espérons une promotion ou une augmentation de salaire. « Peut-être est-ce plus intéressant aujourd’hui de se soucier de son développement personnel. Que veut-on réaliser dans sa carrière et dans sa vie ? Qu’est-ce qui nous rend réellement heureux, où trouve-t-on sa passion ? Si on n’y voit pas clair, comment peut-on prendre sa carrière en mains et commencer à la piloter ? On constate souvent que les choses sont plus accessibles qu’on ne le pensait, il s’agit surtout d’oser demander. » Demander cette formation unique qui nous fait vibrer, demander à ce que notre fonction corresponde mieux à nos talents, etc. » détaille Katrin Van de Water.

Ce qui importe de plus en plus, c’est d’abandonner son esprit de ‘travailleur’ pour épouser une mentalité d’entrepreneur. C’est ce que j’ai pu moi-même expérimenter en tant que consultant en outplacement, quand j’accompagnais dans leurs trajets les gens qui avaient travaillé auprès d’une grosse firme pharmaceutique où régnait une sécurité d’emploi durant des années. A l’époque, c’était vrai qu’‘une fois qu’on arrivait à travailler là-bas, on y était pour la vie’. Mais plus maintenant. Un job pour la vie, c’est fini. Place donc à une vie pleine de jobs différents. »

Le burn-out, c’est parfois utile

Dans la pratique, on switche de plus en plus, selon Katrin Van de Water. « Beaucoup de gens aspirent de nos jours à travailler avec leur cœur. Mais on s’estime soi-même encore bien trop sévèrement, c’est ce qui conduit au burn-out .Mais c’est sans doute nécessaire dans un premier temps. Souffrir peut favoriser le changement. Que cela soit un licenciement, un burn-out ou une autre maladie… Dans ma propre carrière, je l’ai expérimenté plus d’une fois. J’ai moi-même eu difficile à sortir de ma zone de confort, à abandonner ce qui m’était devenu familier. Je cherchais aussi depuis longtemps ce que je voulais vraiment. Je souhaitais trouver la passion dans mon travail et en 2006, j’ai finalement fondé ma propre entreprise Passion for Work. Comme coach de carrière, cela fait des années que j’aide les 30+ et les 40+ de haut niveau à prendre leur carrière en main. »

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03/01/2012