Saut dans le futur : le monde du travail en 2053

En 2013, l’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) fête son 40ème anniversaire et se livre à un travail de prospective. Intéressant d’imaginer comment nous travaillerons 40 ans plus tard… L’Anact écoute des experts, des politiques, des syndicats et des représentants du patronat. Elle en dessine 5 grandes tendances pour 2053. Quelles sont-elles ?

13 janvier 2014

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travail futur

1. A partir de 2053, rien ne sert de courir ...

Hélas, 40 ans plus tard, la retraite n’est plus qu’un lointain souvenir. Hervé Lanouzière, Directeur Général de l’Anact, imagine une carrière type en 2053 comme un très très très long fleuve, composé certes de périodes d’activité mais entrecoupées d’intermèdes destinés entre autres à nous entraimer à nous plaire à ne rien faire. Tout un programme, une vraie révolution pour le mental d’entre nous, n’est-ce pas ? Le travail sera donc moins alimentaire, en quelque sorte plus spirituel, visant l’accomplissement de l’être.

2. Il y a du travail pour les robots, et puis ‘le nôtre’

Plus aucun ‘humain’n’a de basse besogne, puisque pour cela, il y a désormais les robots, les ordinateurs et même les avatars. Pas si étrangers à nous que cela d’ailleurs, puisque pour brasser les tonnes d’information qui sont à présent les nôtres, il faut bien aux néo-artisans indépendants de 2053 (un peu les auto entrepreneurs ou offreurs de service actuels) des pouvoirs spéciaux, comme des implants qui les aident à accéder aux systèmes d’informations nouveau format.

3. Bye bye, le chef

Nous sommes en 2053, l’intelligence collective se suffit à elle-même. Donc, les niveaux hiérarchiques deviennent parfaitement inutiles, il n’en subsiste guère plus de deux, se plait à penser Christian Leroy du Medef Nord-Pas-de-Calais. Les syndicats participent aux décisions et à la gouvernance des entreprises.

4. Pulvérisé, le lieu de travail

Nous sommes focalisée sur le tertiaire principalement, donc autant travailler ailleurs. Le télétravail atteint (enfin) ses heures de gloire, il devient la norme et balaie tous les sièges sociaux pour les remplacer par une multitude d’espaces de production. Et le lien social dans tout cela, nécessaire à la collaboration et à la cohésion de l’organisation ? Les réseaux virtuels s’en occupent. Du travail, oui, sans le lieu, donc, selon Philippe Durance, professeur au Cnam.

5. L’entreprise est apprenante

Les Big Data, on a un peu de mal à les gérer aujourd’hui. Mais en 2053, on sait désormais comment ne plus s’y noyer. Car l’entreprise est apprenante, collaborative, démocratique. Sans contrôle alors ? Eh bien, non, puisqu’il y a donc les Big Data, pourquoi s’en priver ? Ils pistent les travailleurs. Et le débat sur la démocratie au travail n’est pas fini, nous rappelle le ministre du travail français, Michel Sapin.

Fiable ou fictif ? Rendez-vous dans 40 ans.

D’ici là, nous observons déjà que le monde du travail bouge. Les “trois unités” :le temps de travail, de lieu et d’action (les résultats) sont dores et déjà remises en cause (cf le New World of Work). Les relations d’emploi sont déjà marquées par un début d’uniformisation des statuts (employé/ouvrier), la tendance est déjà à une moindre subordination… Alors, vous voyez, cela bouge ! Selon les experts du CAS (Le Centre d’Analyse Stratégique français), dans 20 ans, nos relations d’emploi et les conditions concrètes d’exercice du travail auront continué leur évolution… Nous voilà prévenus.

(sc) - Sources : Blog-emploi.com

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