Risque de divorce accru chez les navetteurs

Le travailleur qui passe plus de 45 minutes par jour dans les transports a 40% plus de chance de divorcer. C’est ce qui ressort d’une enquête de l’Université d’Umeá en Suède.

Ce sont les familles où la répartition des responsabilités entre conjoints est inégale qui courent le plus de risques. Si l’un des partenaires se tape tous les jours des longues distances et l’autre reste à la maison pour l’entretien de celle-ci ou pour s’occuper des enfants, les risques de divorcer sont encore plus grands.

Les cinq premières années où l’on commence à faire la navette sont néanmoins les plus difficile. Ensuite le risque d’avoir des problèmes relationnels diminue significativement. Pour la bonne raison que les partenaires peuvent après un moment s’adapter au comportement de leur conjoint.

Manque de sommeil et problèmes de santé

Le divorce n’est qu’un des inconvénients vécus par les navetteurs. Les enquêteurs en ont relevé trois autres :

  • 40% des travailleurs qui font 90 minutes de trajet par jour vers le bureau (le voyage seulement) ont 28% plus de soucis que ceux dont le trajet est limité. En plus, ils ont aussi souvent des problèmes de santé. Cela ressort d’une étude de Gallup qui a sondé plus de 74 ans la nature humaine et ses comportements.
  • Les longs trajets encouragent davantage au fast food, c’est ce que nous apprend une étude de l’Université de Brown.
  • La même étude établit une corrélation entre les habitudes de sommeil et les navettes. Chaque minute que nous sommes en route vers le bureau nous enlèverait 0,22 ? secondes de sommeil. Cela signifie qu’un travailleur qui se farcit 90 minutes de trajet par jour aurait une nuit 20 minutes plus courte.

Sources : businessinsider.com, gallup.com, thelocal.se  

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24/11/2011