Rétrograder, une solution au vieillissement et au paiement des pensions

Il n'est pas rare de rétrograder à un niveau professionnel inférieur, même volontairement. Certains y voient un moyen de répondre aux problèmes du vieillissement et du paiement des pensions.

29 novembre 2011

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Pour Jan Denys, expert emploi chez Randstad, il y a une très grande différence entre rétrograder en cours de carrière – à quarante ou à cinquante ans – et en fin de vie active. « Rétrograder n’est pas forcément un problème. Dans presque tous les modèles de carrière, on prévoit une phase de retrait, une dernière étape pendant laquelle on réduit ou achève sa carrière. »

Belgique versus Pays-Bas

Selon les auteurs d'un livre sur le sujet (Remotie: Een stap terug is een stap vooruit, Tanja Verheyen et Bob Vermeir), rétrograder a en outre des effets positifs indéniables sur les problèmes du vieillissement du marché du travail et le paiement des pensions. Tant que l’on aborde le problème de manière positive. « Dans les plans de pension du gouvernement néerlandais, on parle de rétrogadation. Ce qui est encore loin d’être le cas en Belgique », racontent les auteurs.

Dans notre pays, un salaire élevé est lié à l’ancienneté. Verheyen : « Parce que les 50 + et les 60 + gagnent davantage, on en attend plus d’eux. Parfois les attentes sont très hautes, avec stress et burnout à l’appui.

Win-win-win

Il y a beaucoup de travailleurs plus de 65 ans qui ne tiennent pas à prendre leur retraite, mais il y a un autre équilibre à trouver entre travail et vie privée. Est-ce que l’on veut faire travailler chacun plus longtemps ? Alors, à un âge avancé, le travail devra être différent.

Rétrograder peut être une solution « win-win-win » :

  1. le travailleur a moins de pression au travail, mais plus de respect et de temps libre ;
  2. l’employeur conserve, à un salaire adapté, l’expérience et la connaissance du travailleur âgé ;
  3. la sécurité sociale continue à rentrer les cotisations à la place de devoir payer des réserves de pension.

C’est clair, les auteurs du livre croient à la force de la solution. Et ils ont du succès. Le leader du VDAB, Fons Leroy, l’exprime dans sa préface. « Il y a un risque que les émotions prennent le dessus, sources de facto de démotivation. Comment tourner une source de méfiance en source de confiance ? En transformant les émotions, en honorant et en valorisant les compétences spécifiques des travailleurs plus âgés. »

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