Quid des collègues absents pendant des mois ?

"Pour les personnes absentes, il est parfois difficile de revenir après une longue période d'inactivité." (Gisèle Cox, coach d'absentéisme auprès du SPF Finances)

Pour lutter contre l'absentéisme chez les employés, le SPF Finances a récemment engagé de nouveaux coaches d'absentéisme. "A ce niveau, le confiance des instances supérieures est cruciale."

Les raisons pour lesquelles un travailleur reste longtemps absent sont diverses. Des douleurs physiques, comme par exemple des maux de dos intenses ou des problèmes psychologiques comme le stress. "Dans la pratique, tout le monde est susceptible de se retrouver absent pendant une longue durée mais cela concerne surtout les personnes de plus de soixante ans", explique Gisèle Cox, coach d'absentéisme auprès du SPF Finances.


Les coaches d'absentéisme de ces organismes gouvernementaux sont déployés dans toutes les provinces. Ils ne s'occupent pas des personnes devant rester quelques jours chez elles mais bien des absences prolongées. Dans la pratique, il s'agit d'employés devant s'absenter plus d'un mois. Gisèle Cox officie au sein du service 'P & O' (Personnel et Organisation) et effectue différentes tâches, mais le coaching en matière d'absentéisme est l'une des plus importantes. Le projet est relativement nouveau. L'organisation n'a pas de véritable problème avec l'absentéisme mais, pour le SPF Finances, il est important que les employés ayant été longtemps absents restent à bord du navire.

Que fait un coach d'absentéisme ?

"Pour les personnes absentes, il est parfois difficile de revenir après une longue période d'inactivité", Gisèle Cox en est consciente. Le coaching peut aider à préparer ce retour. Celui-ci est d'ailleurs mené par Gisèle et ses collègues, en collaboration avec le ministère compétent en la matière.


"Nous connaissons bien les employés et essayons de trouver la meilleure manière dont la réintégration du travailleur peut être opérée, et ce par exemple en évitant qu'une montagne de travail attende le collaborateur à son retour ou en proposant un horaire à temps partiel dans un premier temps."


Il n'y a pas de solution type mais, selon Gisèle Cox, il est conseillé que le supérieur prenne contact à plusieurs reprises avec l'employé pendant son absence et lui raconte ce qui se passe sur le lieu de travail. "Le travailleur continue à se sentir impliqué et reste dans le coup. La confiance mutuelle est cruciale."


En plus de l'absentéisme de longue durée, la coach se concentre également sur certains types d'absences de courte durée. Elle encourage notamment les managers à planifier des entrevues avec les travailleurs souvent absents pendant de courtes périodes et les aide à préparer des évaluations suite à ces conversations.


Grâce à ces mesures de coaching, le taux d'absentéisme devrait encore baisser au sein des organisations. Il s'agit souvent d'une question délicate parce que le patron ne connaît pas toujours les raisons exactes pour lesquelles quelqu'un reste à la maison, et que l'employé ne raconte pas tous les détails de son absence à son supérieur. "Une bonne relation entre un manager et ses collègues est primordiale. Voilà pourquoi la prévention est très importante." En d'autres termes, plus l'ambiance et les relations au travail sont bonnes, plus le taux d'absentéisme est bas.

Quid des personnes qui sont vraiment malades ?

L'absentéisme n'est pas un problème 100% noir ou blanc, même si beaucoup ont tendance à le percevoir de la sorte. "Certaines personnes ne sont peut-être pas à 100% opérationnelles mais peuvent tout de même travailler. Pensez à une personne ayant le bras ou la jambe cassée. Ses conditions de travail ne seront pas optimales mais elle peut très bien travailler moyennant un certain support", conclut Cox.


"En revanche, le but de la démarche entreprise par le SPF Finances n'est pas que les personnes malades viennent quand même travailler", souligne Gisèle Cox. "Il vaut mieux qu'une personne qui ne sent pas bien ou a de la fièvre n'aille pas travailler, de manière à ne pas contaminer ses collègues. Toute personne malade reste chez elle."


(eh/jy) - Bron: MARK Magazine 

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05/01/2018