Qu’est-ce qui retient le Belge à travailler plus longtemps ?

"Déterminer nous-mêmes nos heures de travail nous motive fortement à rester actif plus longtemps."

Selon une enquête menée par Trendhuis et par le Fonds Social Européen auprès de 4 000 Belges, seulement une personne sur vingt est prête à travailler jusqu’à ses 67 ans. Cette tendance peut-elle s'améliorer ?

Les hommes acceptent de travailler plus longtemps que les femmes. Il en est de même pour les haut-diplômés par rapport aux personnes dont la scolarité est inachevée.


Il est évident que, plus on prend de l’âge, moins on est motivé à travailler une année supplémentaire, à moins que l’on ne bénéficie de plus de revenus ou de plus de flexibilité en guise de compensation. Dans ce cas, le Belge est disposé à travailler plus.

Le "nouveau monde du travail"

Pour le Belge, l’argent est le première facteur de motivation. Neuf répondants sur dix travaillent surtout pour mettre du beurre dans les épinards. Les aspects financiers nous stimulent à travailler plus longtemps. Un critère comme un salaire supérieur fonctionne donc très bien.


Le "nouveau monde du travail" sans bureau fixe ou sans horaires reçoit les faveurs des intéressés. Plus de trois Belges sur quatre aimeraient pouvoir choisir leurs heures de travail. Pouvoir les fixer soi-même est un grand facteur de motivation à travailler plus longtemps. Prester près de chez soi ou à partir de la maison sont également des éléments non négligeables." Bien que le travail flexible conduise à plus de productivité, cela n’en diminue pas pour autant le stress" déclare Nathalie Bekx, CEO de Trendhuis.

On est meilleur dans ce que l’on aime

Près de sept Belges sur dix disent exercer aujourd’hui une fonction correspondant à leurs capacités. Trois sur quatre indiquent que leur employeur leur confie du travail qu’ils sont capables de mener à bien. Le management des talents serait selon les experts une notion-clé de l’employabilité. Cela semble correct. Trois sur cinq travailleraient plus longtemps s’ils exerçaient un job à la mesure de leurs talents.


Nous semblons donc disposés à mener des carrières plus longues, mais tout le monde n’a pas un plan de carrière bien établi. Néanmoins, parmi les 20-35 ans, plus de six travailleurs sur dix réfléchissent à leur carrière. Ce chiffre diminue avec l’âge : moins de la moitié des plus de 50 ans pensent à leur avenir professionnel. "En plus, plus de la moitié des répondants s’attendent à ce que leur employeur trace avec eux leur plan de carrière", ajoute Nathalie Bekx. "Seul une personne sur trois estime d’ailleurs que l’employeur remplit bien ce rôle."


(EH) (SC) 

Plus d'info Les plus de 50 ans , Travailler plus longtemps , Lieu de travail , Accompagnement de carrière , Détente , Heureux au travail , Equilibre vie privée/professionnelle , Quel est le job qui me convient? , Développement personnel

04/03/2015