Prévention en matière d’alcool et de drogue : peut mieux faire…

"La moitié des grandes entreprises sont confrontées à des problèmes d’alcool et de drogue." Néanmoins, près de 75% des petites et 88% des grandes entreprises disposent d’une politique préventive en la matière.

La plupart des entreprises ont une politique dissuasive en matière d’alcool et de drogue, ou ont l’intention d’en mettre une en place. Là où cela coince, c’est au niveau de l’exécution. Les managers ne savent pas comment appliquer les différentes procédures.

Le prestataire de services RH Securex a étudié la politique préventive en matière d’alcool et de drogue de 600 entreprises belges. Ce ne fut pas une mince affaire. En effet, la moitié des grandes entreprises consultées (plus de 200 collaborateurs) et près d’un tiers des petites (moins de 200 collaborateurs) déclarent avoir déjà été confrontées à des travailleurs sous influence d’alcool ou de drogue. Les prestataires de services non commerciaux (autorités publiques, enseignement, secteur de la santé et du bien-être) seraient plus exposés à la problématique que les entreprises commerciales et industrielles (43% contre 24%).

Pas de budget

Près de 75% des petites et 88% des grandes entreprises disposent d’une politique préventive en la matière. La plupart des organisations vont encore plus loin. 76% des petites et 83% des grandes entreprises ont aussi une procédure concrète sur laquelle les responsables peuvent se baser s’ils supposent qu’un collaborateur se retrouve sous l’influence de l’une ou de l’autre substance.

Il est étonnant de constater qu’une grande majorité des entreprises ne forment pas leurs managers sur la mise en application de telles mesures ni sur le rôle qu’ils sont susceptibles de jouer (60% des petites et 52% des grandes entreprises).

Enfin, plus d’une entreprise sur trois exhortent leurs collaborateurs à une consommation modérée d’alcool et de drogues. En d’autres mots, la plupart des entreprises investissent dans la conception et le développement d’une politique préventive, mais les managers ne se l’approprient pas. Selon l’enquête, ce serait par manque de budget, de connaissances et de temps.

(EH/SC) 

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07/07/2016