Pourquoi la législation sur les armes à feu est-elle différente en Belgique et aux Pays-Bas ?

Steven De Smedt (police belge, en bleu) et son collègue néerlandais Alberique De Caluwé.

Le crime ne s'arrête pas au-delà de nos frontières. Les services de police doivent donc collaborer à l'échelle internationale.

Steven De Smedt, commissaire et manager d’intervention et d’accueil au sein de la zone de police d'Assenede-Evergem, est l'un des formateurs travaillant en collaboration avec les zones de police néerlandaises. "En réalité, cette formation se compose de deux parties principales", ajoute Steven De Smedt. "Nous devons apprendre à connaître la police néerlandaise ainsi que son organisation et son fonctionnement. D'autre part, la connaissance de la législation locale est nécessaire afin que nous puissions appliquer nos compétences. Autrement dit, que pouvons-nous faire en tant que policiers belges aux Pays-Bas ?"

Y a-t-il de grandes différences entre la Belgique et les Pays-Bas ?

"De temps en temps", admet Steven De Smedt. "La loi néerlandaise parle par exemple d’utilisation d'arme à feu lorsque l'arme est simplement retirée de son étui et pointée vers quelqu'un. En Belgique, il faut qu’un tir soit occasionné afin de parler d’utilisation proprement dite. La législation néerlandaise est plus stricte à ce niveau. Il s’agit d'une information importante pour un policier belge actif aux Pays-Bas."

Pour Steven, l'accent se situe au niveau de la collaboration internationale non planifiée comme les poursuites policières. Il arrive que des actions planifiées entrent également en compte. "De cette façon, nous apprenons à nous connaître et pouvons comparer les ressources utilisée dans nos pays. Il existe également une association au sein de laquelle les policiers belges actifs sur le territoire néerlandais peuvent consulter les législations en vigueur pour des actions communes et inversement. C’est notamment le cas pour notre lutte commune contre les groupes de délinquants itinérants."

(eh/jy) - Photo: (lw) – Source : MARK Magazine

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26/01/2018