Nouveaux besoins au travail, législation obsolète

L'accord du gouvernement Michel I reprenait le projet ambitieux du compte carrière. Avec un compte carrière, le gouvernement entend permettre aux travailleurs de non seulement accumuler du temps et/ou leur salaire pour l'utiliser ultérieurement, mais il envisage également d'y intégrer le crédit-temps, l'interruption de carrière, voire même, la formation.

24 mars 2016

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Dirk Wijns
“Il va de soi qu'un tel compte carrière ne peut être fructueux que si son application répond aux besoins de l'employeur ET du travailleur.” (Dirk Wijns, Director Acerta Consult)

“Il appartient à présent au ministre Peeters d'élaborer rapidement un projet, car il intéresse fortement tant les travailleurs que les employeurs”, explique Dirk Wijns, Director Acerta Consult.

Win-win

La flexibilité devrait toujours fonctionner dans les deux sens. Si nous voulons motiver les travailleurs de manière durable, nous devons leur offrir un plus grand pouvoir de décision. Au début de leur carrière, les jeunes ambitieux peuvent prester plus d'heures que prévu, afin de pouvoir récupérer ces heures supplémentaires plus tard.

D'autre part, les travailleurs avec un long état de service veulent si possible, à un moment donné, ralentir et prester moins d'heures. Le compte carrière peut également générer une situation gagnant-gagnant pour l'employeur. En effet, il pourrait compenser les travailleurs disposés à travailler davantage en période de pointe, avec plus de temps libre en période d'accalmie, ce qui profiterait aux résultats de l’entreprise.

“Je remarque qu'il existe une demande pour un tel système sur le terrain”, raconte Wijns. “Il ressort d'une enquête d'Acerta que 76 % des travailleurs interrogés souhaitent plus de flexibilité dans leur parcours professionnel et que 63 % des employeurs sont ouverts au compte carrière dans des limites définies.”

“Aujourd'hui, cela ne se fait que dans les entreprises qui s'occupent activement de leur politique du personnel. Vous constatez qu'elles offrent des possibilités au travailleur de s'impliquer davantage dans sa fonction, par exemple, en achetant des jours de vacances supplémentaires, ou en convertissant des jours de vacances en salaire supplémentaire.”

Effort requis

La loi actuelle sur le travail ne permet pas une telle flexibilité dans les régimes de travail impliquant que des heures supplémentaires sont accumulées sur plusieurs années. La loi sur le travail date déjà de 1971 et se base encore sur une organisation du travail qui est déterminée unilatéralement par l'employeur et sur un travailleur qui doit être protégé - même contre lui-même. Il existe donc un besoin urgent d'une législation du travail actualisée, qui offre aux parties la possibilité de prendre des accords sur le compte carrière, dans un cadre défini au niveau de l'entreprise.

“Il va de soi qu'un tel compte carrière ne peut être fructueux que si son application répond aux besoins de l'employeur ET du travailleur”, décide Wijns. “La volonté est manifeste, tant chez les travailleurs que les employeurs. La balle est à présent dans le camp des partenaires sociaux ou du législateur : à eux d'élaborer un bon cadre juridique.”

(dw) - En collaboration avec Acerta Consult. 

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