Mieux protéger l’emploi des femmes enceintes

Femme enceinte

Grossesse et travail ne font toujours pas bon ménage, selon une étude de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH).

Ce dernier a lancé un projet de recherche sur la problématique de la maternité et de la paternité au travail. Conclusion du premier volet consacré aux femmes enceintes : la discrimination perdure et ce, malgré la loi de mai 2007 visant à lutter contre la discrimination entre les femmes et les hommes.

Conclusion du premier volet consacré aux femmes enceintes : la discrimination perdure et ce, malgré la loi de mai 2007 visant à lutter contre la discrimination entre les femmes et les hommes.

Le travail d’enquête menée auprès de 600 femmes francophones et néerlandophones a été réalisé par l’Université de Hasselt pour l’IEFH.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  1. 18 % des femmes enceintes ont dû travailler dans des conditions inadaptées,
  2. 17,8 % ont subi des discriminations sur le plan de la rémunération et de la carrière,
  3. 13,8 % ont rencontré des problèmes dans le cadre de leur évaluation,
  4. 11 % ont connu des tensions avec leurs collègues en raison de leur grossesse,
  5. 5,1 % auraient été licenciées en raison de leur grossesse, ou auraient démissionné pour raison de traitement inapproprié avant leur accouchement.

Stéréotypes

Au cœur de cette inégalité, la question des stéréotypes : une série d’employeurs considèrent toujours les travailleuses enceintes comme « moins dévouées, qualifiées, motivées et fiables, ou comme plus émotives, irrationnelles, indisciplinées et trop dépendantes » indique le rapport. La culture d’entreprise participe à l’évolution de ces stéréotypes : “ La présence de femmes à des postes de direction est un gage d’adaptation des conditions de travail dans l’entreprise, alors que les dirigeants masculins seraient bien moins compréhensifs vis-à-vis des femmes enceintes ” poursuit l’étude.

La culture d’entreprise participe à l’évolution de ces stéréotypes : “ La présence de femmes à des postes de direction est un gage d’adaptation des conditions de travail dans l’entreprise, alors que les dirigeants masculins seraient bien moins compréhensifs vis-à-vis des femmes enceintes ” poursuit l’étude.

En 2009, 20 % des plaintes déposées à l’Institut concernaient des questions de discrimination liées à la grossesse.

Les résultats de ce projet de recherche doivent contribuer à établir des recommandations politiques afin d’améliorer les aménagements entre vie privée et vie professionnelle.

La deuxième partie de cette étude s’attaquera, elle, à la question de la paternité au travail.

(fr) 

En savoir plus : Institut pour l’égalité des femmes et des hommes 

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11/07/2012