L’intrapreneuriat, un terreau pour les collaborateurs entreprenants

Peter Tuybens, Director Talent Development Acerta
“Les entrepreneurs qui élargissent le cadre pour l’intrapreneuriat et osent ensuite lâcher la bride sont ceux qui assisteront à l’évolution de leur personnel et de leur entreprise.” (Peter Tuybens, Director Talent Development Acerta)

« Les entreprises, les grandes comme les petites, tirent profit des occasions qui sont offertes aux collaborateurs entreprenants. Voilà l’élément déterminant de l’intrapreneuriat », affirme Peter Tuybens, Talent Development Director chez Acerta.

Des « donneurs d’emploi » et des « receveurs d’emploi »


Peter Tuybens : « Le leadership a considérablement évolué au fil des années. Désormais, le leader est de préférence un bon coach pour le talent en interne. C’est par ce talent que les entreprises se démarquent réellement les unes des autres. Il faut donc l’encourager, le motiver, le susciter. Les collaborateurs entreprenants, tout particulièrement la jeune génération, attendent plutôt un mandat que des directives et des instructions. »

L’entreprise, une couveuse pour le talent


« Le talent est l’élément déterminant pour l’engagement. La créativité, l’esprit d’initiative, la persévérance, le sens des opportunités... Autant de caractéristiques typiques des entrepreneurs. Il ne faut donc pas s’étonner lorsque les collaborateurs de ce type se lancent tôt ou tard dans l’entrepreneuriat ou prennent leur envol dès que leurs talents peuvent être mieux exploités ailleurs. Au lieu de devoir assister au départ du talent, l’entreprise peut également déployer sa structure (son infrastructure) et créer en interne un cadre au sein duquel le talent peut se développer. »

L’intrapreneuriat, une stratégie de survie


« L’intrapreneuriat va au-delà d’une boîte à idées ou d’une séance ponctuelle de brainstorming. Il regroupe tous les aspects de l’entrepreneuriat, y compris donc la mise en œuvre de l’idée et l’estimation de la valeur de cette idée pour l’entreprise. L’intrapreneuriat évoque le principe japonais du Kaizen, qui consiste à inviter toutes les personnes au sein d’une entreprise – et donc pas uniquement le département R&D ou les dirigeants – à proposer des idées d’amélioration. Seulement voilà, ce n’est pas à l’« inventeur » que l’intrapreneuriat confère une place centrale, mais à l’entreprise. Ce n’est ni un concours du « travailleur du mois », ni une aventure narcissique, ni une compétition. C’est une stratégie de survie pour l’entreprise dans son ensemble. »

Lâcher la bride pour évoluer


« Les entreprises qui prennent l’intrapreneuriat au sérieux le soutiennent d’en haut. Elles laissent à leurs « intrapreneurs » le temps, accordent aux initiatives le respect qu’elles méritent, et acceptent l’idée que le grand saut comporte aussi des risques ; l’échec est permis. L’intrapreneuriat à demi-mesure n’est qu’une thérapie occupationnelle, une carotte que l’on agite devant le bon talent, sans lui permettre de se développer. Les entrepreneurs qui élargissent le cadre pour l’intrapreneuriat et osent ensuite lâcher la bride sont ceux qui assisteront à l’évolution de leur personnel et de leur entreprise. »

(sdc/pt) - Source : Acerta 

15/02/2017

  • 15 février 2017