L’intérim mérite une meilleure perception

Le secteur de l’intérim doit régulièrement encaisser les coups durs. En effet, celui-ci n'est jamais à l’abri de reproches en tous genres allant du racisme à l’exploitation. A tort, indique Alain Colleman, Marketing & Facility Manager chez Synergie : "Le secteur possède un discours positif et nos chiffres le soulignent noir sur blanc."

9 janvier 2015

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"Nous employons même des consultants parlant espagnol ou polonais. C’est profitable à tous, et cela aide les travailleurs à parler d’autres langues au bureau." (Alain Colleman, Marketing & Facility Manager chez Synergie)

En 2014, l’entreprise d’intérim Synergie mit plus de 120 nationalités au travail. En effet, celle-ci a permis à 10% des forces intérimaires âgées de plus de 45 ans et à la moitié des jeunes de moins de 25 ans de trouver du travail.


Au total, plus de 21 000 personnes ont trouvé un emploi via Synergie au cours de l'année 2014. Parmi ceux-ci figurent des centaines de citoyens non-européens ainsi que 400 travailleurs handicapés : "Jeunes, seniors, allochtones… Nous jouons un rôle important sur le marché de l’emploi. Pour les classes précaires, l'intérim est le moyen idéal de trouver un emploi ", raconte Alain Colleman.

Père fouettard

Ce dernier le déplore, le secteur de l’intérim joue le triste rôle du père fouettard. "L’image est univoque et irréaliste. Je ne dis pas que tout se passe comme sur des roulettes, mais j’estime qu’il est grave qu’un discours individuel suffise pour coller une mauvaise image à toutes les entreprises du domaine de l’intérim."


Le Marketing Manager de Synergie a désormais décidé de ne diffuser que des discours positifs, dont notamment la campagne ‘Young, happy & @work’ menée pour lancer les entreprise d’intérim. "Il s'agissait d'un appel stimulant pour éveiller l’intérêt des jeunes demandeurs d’emploi : les entreprises d’intérim peuvent parfaitement les accompagner lors de leurs premiers pas dans le monde du travail. En même temps, nous voulions expliquer aux jeunes combien il était important qu’ils choisissent un emploi leur convenant parfaitement", explique Alain Colleman.

Tous égaux

Synergie travaille à cette approche en interne. Tous les consultants reçoivent une formation à la diversité et à l’accompagnement. Ils apprennent ainsi à connaître les avantages d’une plus grande diversité sur le lieu de travail. Ils sont aussi formés à traiter chaque candidat sur le même pied d’égalité. "Nous leur apprenons que l’âge, le sexe et la nationalité ne sont pas des facteurs discriminants. Chacun a des talents précieux au plus profond de lui-même. C’est également le message qu'ils doivent transmettre aux clients lorsque ceux-ci veulent les pousser dans une direction donnée".


Depuis peu, Synergie a engagé un consultant espagnol et un autre parlant polonais. "De quoi aider les collaborateurs parlant des langues étrangères à entrer dans le monde du travail. Nous avons aussi imprimé des brochures d’information en polonais et en espagnol. Enfin, nous communiquons également aux candidats étrangers que la meilleure manière d’apprendre une langue est de travailler dans la région qui la parle", conclut Alain Colleman.


(EH) (SC) Photo: (bd) – Source : MARK Magazine 

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