L’éthique est une qualité à cultiver

L’enquête menée par la Rijkuniversiteit de Groningen et le site de carrière néerlandais Intermediair montre que les managers attachent beaucoup d’importance à l’éthique de leurs collaborateurs. Un travailleur sans morale peut selon eux oublier toute promotion.

Dans le cadre de ce type d’étude, la Rijksuniversiteit de Groningen mène des enquêtes auprès de quelques centaines de lecteurs d’Intermediair hautement diplômés et âgés de moins de 45 ans. Ses conclusions ? L’éthique des collaborateurs est une valeur fortement recherchée par les managers.

Deux scénarios pour sonder l’éthique

L’enquête consiste notamment à soumettre à des hauts diplômés deux scénarios imaginaires sur l’attitude d’un collègue. Dans le premier scénario, le collègue se fait reprocher un déjeuner d’affaires par son patron. Dans le second, un autre se gare sur une place de parking réservé aux clients importants.

Les participants déclarent s’il est pensable pour eux de collaborer avec un tel collègue, si ce dernier leur inspire un sentiment positif et/ou s’ils soutiendraient un tel candidat à un poste à responsabilités. La dernière question sonde les chances de promotion dont un collaborateur pourrait être privé par manque d’éthique.

Chances de promotion réduites

L’enquête montre qu’une attitude immorale réduit fortement les chances de promotion. Mais ce jugement est vite nuancé selon la fonction occupée dans l’entreprise. Les personnes interrogées trouvent ainsi que dans une fonction à faible responsabilité, il n’est très correct de ne pas faire preuve d’éthique mais ils n’en font pas grand cas. Des supérieurs interrogés sont par contre bien plus sévères, un collaborateur qui triche peut selon eux oublier leur promotion.

Les patrons attachent beaucoup d’importance à un comportement moral, ce qui ne veut pas pour autant dire que ces derniers se comportent eux-mêmes toujours de manière éthique et honnête. « Une enquête précédente le relevait déjà, les personnes qui ont le pouvoir se permettent eux-mêmes d’afficher des comportements immoraux. Ils s’écartent plus souvent de la norme, tant dans le sens positif que négatif. Nos dirigeants sont-ils donc hypocrites ? » s’interroge l’enquêtrice Laetitia Mulder.

Sources : Intermediair.nl

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09/10/2012