Les webshops ont un public exigeant

"Les acheteurs en ligne sont une cible difficile à conquérir. La concurrence est impitoyable : la plupart des visiteurs viennent d’abord chercher des prix au ras des pâquerettes." (Liselotte Wellens, gérant der Bambiblauw)

Liselotte Wellens a lancé sa boutique de tissus en ligne en 2010. Quatre ans plus tard, le commerce a grandi et trois travailleurs y collaborent. Mais on n’en a jamais fini avec une boutique en ligne et Liselotte recherche en permanence de nouveaux produits.

Au départ, il s'agissait d'un hobby mais je n’arrive plus à m'en passer, avoue Liselotte Wellens. "A l’époque, je travaillais comme sage-femme à l’Hôpital Universitaire de Louvain. Je me suis dit que je devais me trouver une activité complémentaire. A ce moment-là, il était seulement possible de commander des tissus en ligne auprès de deux boutiques existantes. Je me suis dit qu’avec mon idée, je pourrais combler un trou sur le marché. J'ai lancé ma boutique à une époque idéale, au moment où la tendance du 'do-it-yourself' commençait à prendre."


Pour Liselotte Wellens, le choix d’une boutique en ligne va de soi: "Je ne voulais pas abandonner mon métier de sage-femme, étant donné qu'il me passionne. Un véritable magasin m’aurait occupé à temps plein tandis qu’avec un commerce en ligne, une heure de gestion quotidienne est au départ suffisante."


L'affaire prospéra très vite et compte à présent trois collaborateurs. Les tissus sont pourtant un produit difficile à vendre en ligne, raconte la commerçante. "Un tissu n'est pas un objet facile à décrire, et une photo ne dit pas tout sur la qualité ni la matière. Les acheteurs veulent pouvoir le toucher, le sentir. C’est pour cela que nous participons souvent à des foires et à des marchés."


Bambiblauw
Liselotte Wellens lança sa boutique en ligne "Bambiblauw" en 2010. A l’époque, le projet consistait en un simple hobby. 

Grandir

Lancer un commerce électronique est facile, mais il est moins évident de le mener vers la route du succès. "Bambiblauw est rapidement parvenu à garder la tête hors de l’eau. Nous avons souvent vu des concurrents arrêter après un an parce qu’il y a tant d’aspects, au départ invisibles, à prendre en considération. La TVA en fait par exemple partie."


"Les acheteurs en ligne sont une cible difficile à conquérir", prétend Liselotte Wellens : "La concurrence est impitoyable : la plupart des visiteurs viennent d’abord chercher des prix au ras des pâquerettes. Bambiblauw ne joue pas sur ce marché. Nous travaillons exclusivement avec des tissus de qualité supérieure, vous n’en trouverez pas dans de simples magasins de tissus. Nos clients le savent et ne veulent rien d’autre."

Magasin de quartier

Depuis peu, vous pouvez aussi retirer vos tissus Bambiblauw dans un magasin de proximité situé à Kessel-Lo. "Nous voulons offrir la possibilité aux clients de la région de Louvain d’acheter leurs tissus sans devoir payer de frais d’envoi. Auparavant, nous demandions de venir les chercher chez nous à domicile, mais il fallait que quelqu’un soit là en permanence. Le magasin avec lequel nous collaborons est ouvert tous les jours jusqu’à 19h, ce qui est très pratique pour nos clients."


Liselotte Wellens n’a pas l’intention de transformer sa boutique électronique en un véritable magasin, même s’il y a beaucoup de demandes à ce niveau. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle ne reste sans rien faire : "Nous continuons à chercher des nouveautés, des tissus qui ne puissent se trouver que chez nous. Nous évoluons avec nos clients. Ceux-ci confectionnent eux-mêmes leurs vêtements, encore aujourd’hui. A présent, nous envisageons l'activité de manière un peu plus professionnelle qu'un simple hobby."

(EH) (SC) 

Plus d'info Indépendant & Activité complémentaire

07/11/2014