« Les RH doivent être concernées au plus tôt en cas de fusion ou de reprise »

Les professionnels des RH devraient être impliqués dès que possible en cas de fusion et de reprise afin d’éviter les échecs, selon un rapport de la Cass Business School (City University Londen).

Lors d’une étude de la Cass Business School britannique, plus de 30 executives ont été interviewés. Conclusions ? 60% seraient d’avis que leurs projet de reprise ou de fusion auraient pu bien se dérouler, si les professionnels des RH avaient été impliqués plus tôt dans leurs plans.

Seules 10% des entreprises pensent déjà aux ressources humaines dans la phase initiale d’un accord. Une grande majorité (81%) les impliquent seulement dans la phase d’intégration. Les participants à l’enquête déclarent que c’est beaucoup trop tard.

Les RH sont souvent négligées

Selon Anna Faelten, Directeur Adjoint du centre d’études, les RH sont impliquées une fois que la fusion est annoncée, ce qui leur laisse peu de temps pour développer un plan d’action. « Cela ne facilite pas leur tâche quand il s’agit de motiver les collaborateurs concernés. » Pour Faelten, il est capital pour les entreprises de faire appel dès le début aux experts en ressources humaines. Lors d’une fusion, il convient entre autres d’étudier les cultures respectives des partenaires susceptibles de collaborer. Sont-elles complémentaires ?

Faelten estime que les ressources humaines sont souvent négligées. Cela vient de l’idée générale que l’on s’en fait : les professionnels des RH auraient trop peu de vision financière pour être concernés par la préparation de l’accord. Mais trop souvent, les chefs d’entreprise n’envisagent au départ que l’aspect financier et ne prêtent pas attention à l’humain, ce qui explique qu’ils soient confrontés à des problèmes ultérieurs.

Sources : Hrmagazine.co.uk 

06/03/2014

  • 06 mars 2014