Les avantages d’une mauvaise expérience professionnelle ?

Si avoir un bon poste dans une grande organisation peut être perçu comme l’apogée d’une carrière, exercer un job peu vertueux dans une piètre entreprise ne veut pas dire compromettre son CV. Quels sont donc les avantages d’un boulot peu valorisant ?

La plupart des RH « ont tendance à être attirés par un candidat qui a de l’expérience dans une grande entreprise, ou chez un concurrent » explique Tim Sackett, qui occupe cette fonction depuis 20 années. « Mais si j’adore discuter avec les personnes qui ont travaillé dans de grandes entreprises, j’engage davantage les candidats venant de mauvaises sociétés », affirme-t-il. 

Découvrez 5 raisons possibles :

1. Les grands hommes ont parfois travaillé dans des entreprises peu respectables.

Mauvaise entreprise ne veut pas dire mauvais talent. On peut parfois trouver des pierres précieuses dans un taudis.

2. Manquer de ressources pour faire le job ne veut pas dire qu'on ne peut pas y arriver.

Au contraire, travailler dans de mauvaises conditions a tendance à vous rendre plus créatif. Parce que vous n’avez pas de quoi faire le boulot correctement, vous trouvez des solutions originales.

3. Les relations professionnelles durables se forgent dans l’adversité.

C’est en effet dans ces conditions que vous pouvez vous faire des amis de travail sur le long terme, des amis avec qui vous garderez contact et dont vous pourrez tirer parti au cours votre carrière. Vous pensez l’un de l’autre : « Cette personne peut travailler dans de sales conditions » ; « Cette personne est forte et fait toujours le nécessaire » ; « Cette personne, je la veux dans mon équipe le jour où j’en formerai une ».

4. Travailler dur est relatif.

Ceux qui ont exercé un job peu valorisant dans une entreprise qui ne l’est pas moins montrent souvent plus d’envie et de volonté que les autres.

5. Le leadership n’est pas une nécessité pour rendre une société rentable.

De nombreuses entreprises réussissent malgré de mauvais leaders. L’inverse se vérifie également : un grand leader ne provoque pas infailliblement le succès.

Pour Tim Sackett, ceux qui ont vécu ce type d’expérience sont endurcis et savent davantage comment réagir lorsqu’ils sont confrontés aux problèmes réels. « Travailler dans une grande entreprise vous donne l’opportunité de vivre en ‘Utopie’ : vous voyez les choses telles qu’elles doivent être faites, les gens collaborent comme ils sont censés le faire, etc. La vérité, c’est que nous ne travaillons pas en Utopie (du moins la majorité d’entre nous), mais dans des entreprises loin d’être parfaites. Certains d’entre nous évoluent dans des sociétés purement et simplement horribles. Ceux qui y font face et y survivent ont tendance à être des meilleures recrues ».

Et vous, êtes-vous sorti grandi(e) de vos boulots les moins glorieux ?

(jt) 

09/04/2013

  • 09 avril 2013