Les 3 gros défauts qui repoussent les recruteurs

Près d’un recruteur sur 4 déclare que le job hopping est un frein majeur à l’embauche, pour 31% c’est un chômage prolongé de plus d’un an qui rebuterait et pour 28%, ce sont les CV en gruyère qui constitueraient l’obstacle majeur. En conclusion, soyez stable et vous augmenterez vos chances. Facile à dire…

C’est ce que Bullhorn, fournisseur de logiciels de recrutement en ligne, nous apprend après avoir mené une enquête auprès de 1500 recruteurs américains à propos des principales raisons qui expliquent que le candidat ne décroche pas d’emploi.

Le job hopper mal vu

En anglais, le « job hopping » désigne l'instabilité professionnelle, les changements réguliers d'emploi, en clair tous les ans ou plus. Le hic c’est que la nouvelle génération semble davantage en faveur de ce nouveau modèle de carrière : les jeunes seraient donc enclins à changer de poste plus souvent que leurs aînés. Changer une ou deux fois semble anodin, mais un zapping systématique inviterait à penser que vous avez des soucis pour vous engager ou que vous sautez d’un employeur à l’autre juste pour gravir plus vite l’échelle sociale ou pourquoi pas carrément…. pour gagner plus plus vite. En d’autres mots, que vos objectifs personnels dépassent l’intérêt que vous nourrissez pour l‘entreprise. Ce qui ne fait pas de vous une valeur sûre pour l’employeur, aux yeux duquel votre engagement ne semble pas un bon investissement.

Tabou, le chômage longue durée ?

Selon 36% des répondants, un candidat éveillerait les soupçons dès qu’il dépasse 6 mois à 1 an de chômage. Après, bonne chance pour trouver une place : le chômage devient rédhibitoire parce que les compétences du candidat ne semblent plus vraiment trouver preneur (pour 31% des recruteurs interrogés). En plus comme les technologies et les outils de travail évoluent si vite, on deviendrait rapidement obsolète en la matière (pour 26% des recruteurs) !

Eviter la stigmatisation

Rien de pire quand on cherche un job de ne pas savoir si on est retenu. Un candidat informé accroît ses chances d’embauche. Bullhorn ne peut que conseiller aux candidats sans emploi de ne pas rester sans rien faire mais d’accepter temps partiel, formation, etc., bref d’utiliser leur temps libre à quelque chose d’utile. Et aux entreprises d’oublier leur a priori à l’égard du chômage et de mettre fin à une systématique de stigmatisation.

Sources : blog-emploi.com 

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10/10/2012