Le statut de freelance est-il fait pour vous ?

Philippe Schartz et Emilie Delrue font leurs premiers pas en tant que freelance. Ils ont mis un terme à plus de dix ans d'ancienneté chez leur ancien employeur mais ne se plaignent pas une seconde. "Beaucoup en parlent, peu osent", expliquent-ils.

1 décembre 2017

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"en tant que freelance, vous devez être capable de faire face à des problèmes d’ordre psychologique et financier" (emilie delrue, freelance depuis peu de temps).

Avoir un patron ennuyeux ou un trajet éprouvant entre son domicile et son lieu de travail est une chose. Mais quelles sont les raisons intrinsèques pour dire adieu à votre travail d’employé et à vous lancer en tant qu'indépendant ? Selon Philippe Schartz et Emilie Delrue, il était question de défi, de nouvelle expérience d'apprentissage et (surtout) de liberté. "Je suis désormais patron de mon propre temps", explique Emilie Delrue qui s’est spécialisée dans le travail administratif et le graphisme. "Cela correspond parfaitement à ma vie de famille : je suis maman de trois enfants et mon mari travaille beaucoup."

Contrairement à la plupart des employés, vous devez prendre soin de vos clients lorsque vous êtes freelance. Quand la date de fin d'un projet approche, une certaine incertitude se fait ressentir. "Je considère cela comme un défi", explique Philippe Schartz, freelance qui propose des missions de consultance et de management intérimaire. "De plus, offrir ses services à de nouveaux clients permet d’avoir un quotidien varié, ce qui est plutôt agréable. Vous apprenez petit à petit et cette expertise vous aide lors de vos missions suivantes", affirme Philippe Schartz.

Redorez vos connaissances

Quelles sont les compétences du freelance qui réussit ? "Après les premières semaines en tant que nouvelle travailleuse indépendante, il est important de savoir mordre sur sa chique lors des moments difficiles. Par exemple lorsque l’économie se fait capricieuse, il faut être capable de faire face à des problèmes d’ordre psychologique et financier", précise Emilie Delrue. "Votre expertise fait généralement la différence. Vous devez être bon dans ce que vous faites. Tout l’art est ensuite de commercialiser ce capital. En tant que freelance, vous travaillerez généralement seul mais n’hésitez-pas à vous faire aider, surtout au début. Laissez-vous conseiller quand vous voulez passer du statut d’employé à celui d’indépendant. Pensez à votre business plan, votre image de marque personnelle, un site Web attrayant et fiable et un type de société approprié."

Intermédiaire

Beaucoup de freelance ne travaillent pas directement pour des clients mais via un intermédiaire qui leur trouve des missions. De cette façon, vous réduisez vos efforts en matière de démarchage de nouveaux contrats. Une telle entreprise est également un partenaire confidentiel lorsque vous traitez de questions spécifiques à propos d’une thématique. Enfin, cela évite de vous retrouver tout seul et vous permet de tisser des contacts sociaux.

Il y a toutefois un inconvénient. Ces sociétés intermédiaires se prennent un bon pourcentage sur vos revenus. Toute personne qui ne fait pas attention risque d’avoir une image de faux travailleur indépendant, à savoir une personne qui travaille à son propre compte mais qui est effectivement employée par une entreprise.

Christophe, le (faux) indépendant

Un bon exemple d'une telle situation est celui de Christophe. Il est l’exemple parfait du freelance qui travaille pour une compagnie d'assurance depuis cinq ans via une société intermédiaire. "Chez le client final, ils me considèrent comme un collègue interne. J'ai été manager d'un groupe d'informaticiens pendant trois ans", dit-il.

Christophe a également été formé par la compagnie d'assurance pour laquelle il travaille. "Je suis actuellement une formation interne aux nouvelles méthodologies Scrum et Agile. Cela ajoute de la valeur à mon expertise. En échange, je ne facture pas ces jours de formation", explique-t-il. Force est de constater que certains freelance travaillent parfois dans des conditions quelque peu opaques.

Le nombre de freelance augmente de 9%

L'organisation entrepreneuriale Unizo observe une augmentation significative du nombre de freelance. Selon un de ses rapports, leur nombre a augmenté de 9% en un an en Flandre et environ 120.000 Flamands travaillent comme indépendants de nos jours.

Christophe observe également que la demande de travail flexible augmente : "le temps où vous passiez quarante ans chez le même employeur est révolu. Embaucher un freelance est désormais une pratique courante dans les grandes organisations et offre des avantages financiers pour les deux parties". Emilie Delrue est du même avis : "il existe un potentiel de croissance dans d'innombrables PME en Belgique. En tant que nouveau freelance, c'est un marché lucratif sur lequel se concentrer."

4 éléments essentiels vous libéreront du travail en tant que faux indépendant

Les faux travailleurs indépendants sont des travailleurs qui ont le statut de travailleur indépendant mais qui exercent en réalité une activité professionnelle sous l'autorité d'un employeur. Cela signifie qu'ils devraient normalement avoir un emploi rémunéré. Pour vous en libérer, vous devez satisfaire aux exigences ci-dessous.

1. Volonté

Le client et le freelance choisissent consciemment de travailler ensemble de façon indépendante. Faites ce choix explicitement et mentionnez-le dans votre contrat. Le client accepte que vous ne travaillez pas sous son autorité. Vous ne devez donc pas subir d'entretien d'évaluation classique à la fin de l'année.

2. Liberté en matière d'organisation du travail

En tant que freelance, vous êtes libre de toute description de fonction. Vous travaillez à partir de vos connaissances professionnelles approfondies et n'avez pas besoin d'instructions de travail détaillées.

3. Temps de travail

Un freelance organise lui-même son temps de travail. Vous n'êtes pas lié à un horaire fixe. Vous choisissez vous-même vos congés et vos moments de temps libre. Beaucoup de freelance travaillent en partie de la maison. Pas question de pointeuse pour indiquer vos heures d’arrivée et de départ.

4. Contrôle hiérarchique

Votre client ne contrôle pas votre temps de travail. Seul le résultat compte. En tant que freelance, le client ne peut vous sanctionner pour ne pas avoir respecté le règlement de travail de son entreprise.

(eh/jy) – Source : Unizo

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